15 avril 2008
Après une bonne série de huit matchs sans revers (quatre succès et quatre nuls), Brest s'est incliné à Sedan. L'objectif est simple ce soir : retrouver le sourire et du jeu.Dans les Ardennes, le Stade Brestois est complètement passé au travers. Une défense malmenée, un collectif incapable de se trouver, le coach Pascal Janin pouvait être déçu.
Montpellier mène 2-0
Rien ne laisser à penser qu'il y aurait une telle déconvenue, surtout après la solide deuxième période contre Guingamp. Et si l'entraîneur stadiste devait changer ses « batteries » pour recevoir les Héraultais, c'était devenu indispensable après cette défaite ardennaise : « J'ai un groupe homogène et suffisamment important, pour pouvoir compter sur tout le monde ». Et Pascal Janin sait qu'il aura fort à faire pour perturber l'organisation de Rolland Courbis : « C'est une équipe qui a beaucoup de talents offensifs, des joueurs techniques et rapides avec une défense solide. C'est une équipe complète, qui aurait pu mieux se classer et qui peut finir très fort. Montpellier cherche à remonter en Ligue 1. Ils doivent avoir des regrets ». Cette saison, Brest a affronté deux fois cet adversaire, pour deux revers, en Coupe de la Ligue et à l'aller (2-1).Souvenirs désagréables pour les stadistes : « On n'avait pas fait un mauvais match à La Mosson mais nous n'étions pas calés défensivement. Les fautes trop évidentes sont vite exploitées par des attaquants rapides ».
La sérénité de Janinet de Courbis
Dans les discours, depuis samedi, Pascal Janin a recadré son collectif, histoire d'éviter une trop grande décontraction : « On doit bien jouer, avec la mentalité qui va avec. Déjà, pour faire plaisir à notre public et montrer les belles choses que l'on sait faire. Notre prestation à Sedan est loin de notre vraie valeur. Ce sera difficile de faire pire. Je comprends que, quand il y a des objectifs forts, la concentration suit mais ce métier, on ne peut pas le galvauder, rien que par respect pour le public qui paye sa place. J'attends justement que l'équipe se libère, alors que la pression est moins lourde. Cela me semble logique ».De son côté, l'emblématique Rolland Courbis ne s'inquiète pas : « C'est une semaine pénible avec trois matchs en huit jours. Brest nous réussit ? Oui, si l'on veut. C'est une bonne équipe de L2 et, comme nous, il ne lui a pas manqué grand-chose pour jouer le haut de tableau. C'est un peu le même parcours que nous. Notre saison est correcte et on peut s'appuyer dessus pour la saison prochaine. Mais qui va descendre de L1 ? Ce sera, je pense, plus dur que cette année ».Le duel est donc posé et si le Stade Brestois prend sa revanche, Francis-Le Blé va roucouler de plaisir. Mais méfiance car en face, c'est la troupe d'un sacré sorcier du ballon.
© Copyright Le Télégramme 2009