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Ligue 1. Lorient - Marseille : 1-2 L'OM passe en puissance

31 mars 2008

Tout avait pourtant bien commencé pour le FC Lorient avec ce penalty transformé par Rafik Saïfi. <br/>Photo Patrick Tellier

Menés à la pause, les Marseillais reconfigurés par Gerets ont imposé puissance et talent pour faire la différence et écarter une très bonne équipe de Lorient. Quel spectacle, que même le déluge qui s'est abattu sur le Moustoir à la demi-heure de jeu n'a pu interrompre ! Mieux, les trombes d'eau qui auraient pu noyer cette rencontre débutée sur un excellent rythme ont donné un caractère dantesque à ce que le vieux stade morbihannais a proposé de plus spectaculaire cette saison. Bien mal embarqués quand Cana, très peu inspiré depuis l'entame du match dans un rôle de défenseur central qui n'est pas franchement le sien, n'a eu d'autre solution, au final d'un duel très mal négocié, que de retenir le Pen par le bras, provoquant un penalty diffcilement contestable, les Marseillais doivent une fière chandelle à leur entraîneur Eric Gerets.

Gerets change tout

En faisant rentrer Cissé à la pause, en réorganisant parfaitement sa formation avec trois attaquants, le Belge a changé la donne complètement. Et c'est très naturellement que le deuxième du dernier championnat a réussi à faire parler une qualité technique et surtout une puissance offensive très supérieure face à des Lorientais qui avaient déjà beaucoup donné. Akalé, d'un rush extrèmement tranchant, a ramené les siens très vite dans le match, avant que Niang, qui s'était surtout signalé jusque-là par ses contestations et marques de mauvaise humeur, ne songe enfin à faire parler son talent pour inscrire son treizième but de la saison, à dix minutes de la fin, d'un petit coup de tête à la réception d'un caviar de Bonnart.

Un rythme fou

Si l'issue n'était pas illogique au vu du nombre d'occasions franches, elle était tout de même bien cruelle pour des Lorientais qui avaient répondu coup pour coup à son adversaire au fil d'un match qui ressemblait parfois à une partie de ping-pong tant le ballon allait vite d'un but à l'autre. C'est peut-être d'ailleurs ce rythme échevelé qui a causé la perte d'une formation morbihannaise qui, à défaut d'avoir tiré un bénéfice comptable de cette soirée, aura au moins réussi son opération séduction pour le premier match que la télévision lui a accordé en soirée depuis bientôt dix ans.

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