30 mars 2008
Le 16 e Festival du Film Français se termine ce soir dans la capitale de Virginie. L'Oscar décerné à Marion Cotillard relance l'intérêt pour le cinéma tricolore aux Etats-Unis
« Sortir de l'uniformité »
Ce sont des jeunes pour l'essentiel qui étudient sur les campus de la région et des moins jeunes, qui cherchent à « sortir de l'uniformité du cinéma américain » et à découvrir des « personnages moins emblématiques et moins stéréotypés que ceux des productions hollywoodiennes ». Cette année, le Festival de Richmond joue à guichets fermés : 20.000 laissez-passer vendus en quelques jours, un record. Des milliers de spectateurs n'ont pu obtenir de billets, faute de places.Comme le reconnaît Françoise Ravaux-Kirkpatrick, la co-fondatrice du festival, « nous sommes ravis naturellement du succès de Marion Cotillard » mais le long-métrage d'Olivier Dahan est loin d'avoir rejoint le sommet atteint par « Amélie Poulain » : trois fois moins de recettes, mais un million de spectateurs tout de même.
Le cinéma françaisde mieux en mieux perçu
Ce qui montre qu'il y a malgré tout « un accueil de plus en plus positif » pour notre cinéma aux États-Unis, poursuit Antoine Khalife, le représentant d'Unifrance (agence chargée de promouvoir le cinéma français à l'étranger).En fait, le festival de Richmond n'a jamais voulu se réfugier dans la niche des films d'auteurs ou des documentaires, même les plus brillants. L'idée est de présenter en trois jours en un même lieu (le merveilleux Byrd Theater, l'un des plus vieux théâtres du Vieux Sud, un joyau rococo de 1.400 places), une douzaine de films et un nombre équivalent de courts-métrages. Et dans tous les registres.
Éclectisme et simplicité
L'année dernière, « Jean-Philippe » avec Fabrice Luchini côtoyait « le Passager de l'Eté » de Florence Moncorgé-Gabin ainsi que le documentaire de Karl Zero sur Jacques Chirac (qui avait beaucoup fait rire le public). Cette année, les organisateurs ont gardé cette même recette d'éclectisme et de simplicité avec, entre autres, « L'Invité » de Laurent Bouhnik, « Un secret » de Claude Miller et « Jean de Lafontaine, le défi » de Daniel Vigne.Se pose maintenant la question pour les responsables du Festival de gérer les conséquences de ce succès populaire sans perdre la dimension très chaleureuse et bon-enfant de leur rendez-vous annuel. Mais, comme « La Môme », les organisateurs ne « regrettent rien, non vraiment rien ».
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