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Sports

Spi Ouest-France Une journée très agitée !

23 mars 2008

Sur une mer très formée et dans des rafales à plus de 35 noeuds, les marins du Spi ont joué les équilibristes<br/>Photo Philippe Eliès

Des marins-pêcheurs qui lèvent le blocus, des régatiers qui sortent dans une baie de Quiberon balayée par des vents de nord soutenus (25-35 noeuds), quelques manches disputées et des abandons à la pelle : hier, le Spi a connu une journée très mouvementée.Plus personne n'osait y croire mais la bonne nouvelle est tombée hier peu après midi. Après d'âpres négociations avec des conseillers ministériels, le préfet et le directeur des affaires maritimes, les marins-pêcheurs viennent de lever le blocus (lire en page Bretagne).

Ouf de soulagement

Le temps d'enlever le câble qui bloque la sortie du port et voilà le Spi envoyé.Gros ouf de soulagement du côté des organisateurs qui se faisaient du mouron pour la suite de cette 30 e édition. Il est décidé d'offrir aux pêcheurs une « belle sortie », sous la forme d'une parade nautique. A 14 h, ce ne sont pourtant pas les bateaux de pêche qui embouquent les premiers le chenal mais les régatiers, tous impatients d'en découdre. Il y a de l'excitation dans l'air et le chenal trinitain prend des airs de périphérique parisien aux heures de pointe.Les visages sont radieux. « Enfin, on va régater », se disent-ils. Sauf que dehors, non seulement il fait très froid, mais la mer est mauvaise, moutonneuse. Sous les grains, l'anémomètre flirte déjà avec les 25-30 noeuds. Le BMS, lui, n'a pas été levé.Première info : les Open 7.50, toujours prompts à assurer le spectacle dans la brise, ne régateront pas. « C'était trop risqué d'y aller, on ne peut pas prendre de ris, on peut démâter. Au-delà de 27 noeuds, soit la limite fixée par les règles de classe, ça devient vraiment chaud, surtout avec autant de monde sur l'eau », explique Franck Cammas.

Grand-voile déchirée

Les J 80, Mumm 30 et les IRC, eux, s'y collent. Courageusement. Il est 15 h mais aucune manche n'a été envoyée. Le canal 72 est déjà très encombré : « Ici, le cagnard n° 3124, on abandonne. Retour au port ».Les retraits tombent les uns après les autres. Là, en raison d'une grand-voile déchirée ou tout simplement parce qu'« on ne le sentait pas. Trop de vent. Trop de mer ».Seuls, les plus téméraires résistent... tout en se posant quelques questions : « Il y a des rafales à plus de 30 noeuds et la mer est très formée : vous comptez vraiment envoyer une manche ? »

Seules cinq séries...

Le comité de course des IRC maintient sa procédure : « On mouille la bouée n° 3 et on lance la procédure ». Le pavillon « Y », indiquant le port obligatoire du gilet de sauvetage, a été envoyé. Finalement, en IRC 3 et 4, aucun départ ne sera donné. Au total, sur les 14 séries présentes, seules cinq d'entre-elles disputeront une manche.Sur son First 45 « Lady Courrier », Gery Trentesaux vient de remporter l'unique manche du jour en IRC 1 : « C'est rare qu'ils donnent des départs avec autant de vent : je trouve ça bien. On est parti deux fois au tas à l'empannage mais c'était extraordinaire ».Aujourd'hui, ça devrait s'améliorer côté météo avec un vent d'ouest 15-20 noeuds, fraîchissant à 25 noeuds dans l'après-midi.

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