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Finistère

Maintien des allogreffes. L'espoir s'amenuise à Brest

20 mars 2008

De retour de Rennes, les parents se sont retrouvés au CHU de Brest. Ils ont exprimé leur déception après leur entrevue avec le directeur de l'ARH.<br/>Photo Alain Coquil

Les parents reçus hier matin, à Rennes, par Antoine Perrin, directeur de l'ARH, ont vu s'amenuiser leurs derniers espoirs de maintenir, à Brest, les greffes de moelle osseuse pour leurs enfants.Dix parents, partis soudés, hier matin, à 5 h 45, de Brest, ont rencontré une direction de l'Agence régionale d'hospitalisation peu encline à la compassion. Six d'entre eux ont été invités à attendre à l'extérieur. Antoine Perrin, directeur de l'ARH, n'a reçu que quatre personnes, « déçues sur toute la ligne » à leur sortie. « Il nous a expliqué que la planification en cours était l'application du schéma interrégional (*). Il y a quatre domaines qu'il souhaite regrouper : la chirurgie cardiaque, les grands brûlés, la neurochirurgie et la transplantation dont font partie les allogreffes », relate Béatrice Vielle-Carré, maman d'un petit garçon qui a subi deux greffes, à Brest, au cours de l'année 2006.Rappelons qu'au sortir de cette réorganisation, ne subsisteraient que deux pôles : Rennes et Nantes (Le Télégramme d'hier).« Selon eux, c'est ce qu'il y avait de mieux à faire pour nos enfants. Sauf qu'à nos yeux, c'est leur faire prendre plus de risques. A Brest par exemple, au niveau structures et compétences, il n'y avait rien à redire. Ils nous ont opposé qu'au CHU, c'est un secteur mixte adultes et enfants. Mais quand votre enfant est en secteur stérile, peu importe qui est à côté puisqu'il est en isolement », continue-t-elle.

« Il exécute, sans se poser de questions »

Les parents ont également mis en avant les périodes de solitude des petits malades. « Antoine Perrin nous a répondu que le côté humain ne peut pas passer avant la rigueur scientifique. C'est vraiment faire fi du moral du patient, qui représente un pourcentage important de la guérison ! Les deux épreuves qu'a traversées mon fils, je sais qu'il ne les aurait pas vécues de la même façon loin de nous. Le moral, c'est ce qui l'a fait tenir. Alors, quand ils disent qu'ils ne sont pas dans une logique d'économie, nous n'y croyons pas. M. Perrin a occulté l'affectif. Il exécute, sans se poser de questions ». La décision définitive est attendue le 1 e r avril.* Schéma interrégional d'organisation sanitaire (Sios).

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