• LeTélégramme.com

Côtes-d'Armor

Carte scolaire. L'heure des premières manifestations

20 mars 2008

Sane Thireau, le directeur de l'association des parents d'élèves de l'école de Plérin, s'insurge contre les classes surchargées dans l'établissement où sont scolarisés ses enfants : « C'est du n'importe quoi ».<br/>Photo Julien Vaillant

150 manifestants ont protesté, hier, devant la préfecture de Saint-Brieuc, contre le projet de carte scolaire qui prévoit la suppression d'une quinzaine de postes dans les Côtes-d'Armor.16 h 30, hier devant les grilles de la préfecture. Environ 150 personnes, enseignants et parents d'élèves, sont réunies. Après Lannion, Dinan, Guingamp, Lamballe, Paimpol, Rostrenen un peu plus tôt dans la journée, c'est à Saint-Brieuc qu'ils se sont donné rendez-vous.Objet de leur courroux : le projet de carte scolaire présenté par l'inspecteur d'académie (Le Télégramme de samedi) et dans lequel est envisagée la suppression d'une quinzaine de postes sur tout le département des Côtes-d'Armor.Décidés à informer le représentant de l'État de leur mécontentement, les manifestants envoient une délégation à la rencontre du directeur de cabinet du préfet Étienne Desplanques. « Les enseignants n'en peuvent plus, soupire Marylène Le Maux du syndical SNUipp-FSU, la grogne est extrêmement importante ».

Inégalitéentre le privé et le public

Principal reproche fait à l'inspecteur d'académie, son « oubli » au moment d'établir les effectifs prévisionnels pour la rentrée de septembre 2008 : « Contrairement aux directeurs d'école, il n'a pas comptabilisé les enfants de 2 ans », déplore Luc Savatier, du Sgen-CFDT.« Dans le même temps, plusieurs établissements privés projettent d'accueillir ces enfants. Pour déclencher une guerre scolaire, il n'y a pas mieux », critique Hervé Denis, du Sden-CGT, relayé par Sane Thireau, le président de l'association des parents d'élèves de Plérin : « Si on voulait faire disparaître l'école publique, on ne s'y prendrait pas mieux ».Dans l'école où sont scolarisés ses enfants, celui-ci craint une fermeture de classe pour la troisième année consécutive. « Il y a trois ans, la mairie a fait construire un nouveau bâtiment. C'est le grand luxe. Seulement, l'année prochaine, il sera vide ».

© Copyright Le Télégramme 2009