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Morbihan

Brest. Le routard jugé en appel pour viols sur mineurs

19 mars 2008

Le procès en appel de Patrick Mayali s'ouvre aujourd'hui à Rennes. En 2006, le routard avait été condamné à 18 ans de prison pour le viols de deux adolescents à Brest, dont un jeune Vannetais en fugue. Un homme retors et pervers. C'est le portrait de Patrick Mayali, 50 ans, qui était ressorti au terme des trois jours de procès devant la cour d'assises du Finistère, en février 2006.L'accusé, qui a fait appel de cette première condamnation, a passé plus de 30 ans de sa vie sur les routes de France et d'Europe. En août 2003, il est interpellé à Brest. Les policiers sont à la recherche d'un marginal qui aurait violé, quelques jours plus tôt, un adolescent de 13 ans, sur la plage du Moulin-Blanc, à Brest. L'agresseur l'aurait obligé à avoir des relations sexuelles sous la menace d'un cutter. Objet que les policiers retrouvent dans son sac à dos. Patrick Mayali est rapidement identifié par sa victime et placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de l'Hermitage, à Brest. Sous une fausse identité. Car à cette période, Patrick Mayali devait en fait se trouver au centre pénitentiaire de Ploemeur où il était censé purger deux condamnations pour agression sexuelle, prononcées en 2000 par le tribunal correctionnel de Rennes.



C'est seulement après quatre mois de détention préventive, en décembre 2003, qu'un surveillant, qui l'avait connu dans le Morbihan, avait mis au jour la supercherie. La Justice avait alors découvert le « pedigree » de l'agresseur présumé. Et le parquet de Brest avait effectué des recoupements avec des agressions non élucidées, notamment celle d'un jeune Vannetais de 15 ans en fugue, en janvier 2002, violé près de la gare de Brest. On lui a présenté Patrick Mayali, qu'il a reconnu comme son agresseur. Devant la cour d'assises du Finistère, le routard avait reconnu les faits dans les deux affaires pour lesquelles il était jugé. En plus de la peine de 18 ans pour viols aggravés, il avait écopé de cinq ans de prison pour usurpation d'identité.

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