6 mars 2008
Dimanche, un père et ses trois filles ont été renversés par une voiture à Quimper. Mais où est donc le bon samaritain qui a sans doute permis à l'une d'elles de ne pas finir paraplégique ?De ce terrible choc, René, 48 ans, conserve encore un boitement à la jambe gauche. Finalement peu, comparé aux séquelles de son aînée, opérée lundi à Brest et qui n'est pas passée loin de la paralysie des membres inférieurs. La faute à une perte de contrôle d'un véhicule dimanche, vers 15 h 30, dans le centre-ville de Quimper.
Terrible jeu de quilles
Le Quimpérois descendait alors la rue des Douves en compagnie de trois de ses quatre filles (13, 16 et 26 ans) lorsque la voiture les a violemment percutés par l'arrière. « Nous discutions, nous n'avons rien entendu, relate-t-il. Le médecin a dit que c'était une chance de ne pas être crispé à ce moment-là ». De ce terrible jeu de quilles, seule la plus grande ne se relèvera pas. « Il m'a fallu quelques secondes pour retrouver ma lucidité, les deux petites parlaient, pas elle ».Il se souvient vaguement d'un jeune homme, de taille moyenne, brun, cheveux courts, âgé d'une trentaine d'années, penché de longues minutes sur la jeune femme. Ce n'est qu'en discutant bien plus tard avec les médecins que le papa comprendra l'importance de son intervention.« J'ignore s'il se promenait ou s'il était en voiture, reprend le père. Il la maintenait en position. Et puis les secours sont arrivés, rapidement. Il faut vraiment les remercier, ils ont fait preuve de professionnalisme. Comme aux urgences de l'hôpital de Quimper, tout a été haut de gamme à tous les niveaux ».
« Il a pratiquédes gestes primordiaux »
Hospitalisés à Quimper, le père et ses deux filles, légèrement blessées, sont sortis le soir même. Grièvement touchée, la plus grande, elle, a été transportée sur Brest. « À ce moment-là, un médecin du Samu m'a dit que ce que le jeune homme avait fait était très important car il ne fallait surtout pas la déplacer ».
René va même plus loin : « Il a pratiqué des gestes primordiaux qui ont certainement permis à ma fille de conserver l'usage de ses jambes ». La famille, qui souhaitait remercier le mystérieux sauveteur, ne sait malheureusement rien de lui. Après l'accident, l'homme s'en est allé, sans être interrogé puisqu'il n'avait pas été témoin direct du sinistre. Ni la police, ni les pompiers ne sont en mesure de révéler son identité. Nous avons cependant appris qu'il s'était déplacé mardi matin à la caserne quimpéroise pour prendre des nouvelles des filles. Et qu'il aurait effectivement des notions de secourisme.« Je souhaiterais qu'il nous contacte afin que l'on puisse le remercier personnellement », conclut le papa, avant de prendre la route de Brest pour rendre visite à sa fille. Et sans doute évoquer avec elle ce coup de fil qu'il a passé en début de semaine à la conductrice du véhicule incriminé.
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