1 mars 2008
Comme le laissait entendre Xavier Tarabeux, procureur de Brest, dès l'accostage du cargo panaméen Junior, chargé de 3,2 t de cocaïne, dans le port militaire du Ponant, lundi, le parquet de Brest s'est dessaisi au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (JIRS), compétente en matière de drogue en bande organisée.
Deux juges d'instruction
« Le trafic semblait commis en bande organisée et être de dimension internationale. Cela a été confirmé par les premières auditions », explique Xavier Tarabeux. Au cours de leurs 96 heures de garde à vue, les neuf marins du Junior - le commandant et son second, de nationalité grecque, six marins Sierra Léonais et un Guinéen - ont pu rencontrer un avocat au bout de 72 heures.Hier, à l'issue des quatre jours de garde à vue, délai maximum légal dans ce genre d'affaires, ils ont été transférés sur Rennes. Tour à tour, ils ont été présentés à Mme Ernoult-Cabot, procureur, puis à deux juges d'instruction qui ont procédé à leur mise en examen pour « infraction à la législation sur les stupéfiants en bande organisée ». Ils devaient être placés en détention. D'autres auditions vont suivre afin de déterminer la participation de chacun dans le déroulement de l'opération.Entre-temps, le Junior a été déplacé, dès mardi, de la base navale de Brest jusqu'en fond de Penfeld, à proximité de l'Ocean Jasper, impliqué dans la collision avec le Sokalique.
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