3 janvier 2008
La Bretagne est moins touchée par l'illettrisme que la plupart des autres régions. Mais, ici comme ailleurs, de plus en plus de jeunes ont des difficultés à maîtriser la lecture. Un facteur d'exclusion sociale mais aussi professionnelle, dans un monde où la révolution numérique marginalise les travailleurs illettrés, quels que soient leur tâche et leur savoir-faire.
L'illettrisme touche aujourd'hui 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans, soit 3,1 millions de Français. Ce chiffre semble avoir tendance à augmenter, notamment chez les jeunes, à en juger par les tests effectués lors des Journées d'appel de préparation à la Défense. Un constat qui a conduit à la mise en place de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme. Il s'agit d'une petite équipe, qui s'est d'abord attelée à l'élaboration d'un diagnostic avant de s'engager dans l'action de terrain au niveau régional.Elle a engagé un tour de France des régions, qu'elle vient d'achever à Rennes où le préfet Daubigny a donné le coup d'envoi du plan breton de lutte contre l'illettrisme en ouvrant le « Forum permanent des pratiques ». Le but : tisser un réseau d'acteurs sociaux et éducatifs, publics ou privés, professionnels ou bénévoles, susceptibles d'intervenir auprès de tous les publics. À l'école bien sûr, mais aussi en amont, dès la crèche, auprès des familles, des garderies, des entreprises ou des organismes de formation professionnelle et continue.Pour ces organismes, il s'agit avant tout d'identifier les personnes qui ont des difficultés avec la lecture et l'écriture. Pas simple, quand il s'agit d'adultes que la souffrance et la honte conduisent à essayer de cacher les carences de leurs savoirs.Contact : Magali Selles, sous-préfète de Dinan, chargée de mission pour la Bretagne. Tél. 02.99.02.10.35. Centre de ressources illettrisme : GREF Bretagne, 02.99.54.79.00. Site : www.gref-bre tagne.com
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