21 août 2007
Des maisons pour réduire l'impact sur l'environnement ou pour se prémunir du réchauffement climatique : les constructions innovantes se développent aux quatre coins du monde. Petit détour à Montréal et aux Pays-Bas, à la découverte de maisons très particulières.
En plein coeur de Montréal, se cache une maison qui se targue d ' être la plus écologique d ' Amérique du Nord. « Toit écolo » où poussent des légumes, chauffage par géothermie, isolants à base de soja : son concepteur a multiplié les astuces pour faire de sa demeure familiale un exemple des maisons urbaines de l ' avenir afin d ' éviter d ' épuiser les ressources de la planète.Pour Emmanuel Cosgrove, 31 ans, consultant en éco-construction, la vraie demeure écologique de l ' avenir ce n ' est pas une jolie maison à la campagne, mais une habitation « à haute performance énergétique, qui verdit la ville » , parce que « de plus en plus , c ' est là que vit et vivra la grande majorité de l ' humanité » .
U n quart de l ' énergie d ' une maison normale
La maison d'Emmanuel Cosgrove est beaucoup plus économe que ses voisines. « On utilise environ un quart de l ' énergie d ' une maison normale et moins d ' un quart de l ' eau, non parce que l ' on vit mal, mais parce que la maison est construite de façon éco-intelligente » , dit-il.L ' eau des douches et de la vaisselle est , par exemple, récupérée puis recyclée pour les toilettes et le potager qui se trouve sur le toit. Par ailleurs, dans cette maison, plus de 80 % des éléments utilisés ont été recyclés ou récupérés. « Ma maison, c ' est mon exemple personnel d ' un mode de vie plus durable » , explique Emmanuel Cosgrove , avant d ' ajouter : « I l faudrait que beaucoup de gens commencent à le suivre pour qu ' on ait un avenir . »
Flotterpour ne pas être inondé
Aux Pays-Bas, ce sont les conséquences du réchauffement climatique comme la menace d'une hausse du niveau des eaux qui ont poussé des architectes à concevoir des maisons flottantes.« I l y a ce sentiment rassurant que même si les Pays-Bas étaient envahi s par les eaux, la maison continuerait à flotter » , selon Yvonne de Korte, chercheuse au Centre d ' architecture d ' Amsterdam.Dans ce pays densément peuplé, en partie gagné sur l ' eau et dont le tiers se trouve sous le niveau de la mer, la menace est bien réelle. « Avant on se terrait derrière des digues, maintenant il faut créer de l ' espace pour accueillir ce surplus d ' eau » , explique le climatologue Rik Leemans. L a maison du constructeur ABC Arkenbouw est un prototype réalisé pour les acheteurs de « lots d ' eau » dans IJburg.Ce quartier de 45.000 âmes en construction sur une île artificielle au nord-est de la capitale doit accueillir d ' ici à 2020 dix-huit mille logements, dont une centaine seront flottants. Il en coûte 250.000 euros pour cette prouesse technique au confort dernier cri, flottant grâce au bac vide en béton de près de deux mètres de profondeur qui lui sert en même temps d ' étage à moitié immergé. Soit un peu moins cher qu ' une maison de cette surface (170 m ² ) , dans le même quartier.
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