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Ile aux Moines

Iles du Morbihan. Souriez, vous êtes comptés !

17 avril 2009 à 14h20

A la question simple : combien de personnes débarquent chaque jour sur l'île d'Arz et l'île aux Moines ? Il n'y a pour l'instant pas de réponse. Pendant deux saisons (2008 et 2009), les chercheurs du laboratoire Géomer de Brest sont donc à pied d'oeuvre pour mesurer cette fréquentation touristique. Souriez, vous êtes comptés !

  • L'île aux Moines. Photo François Destoc.
  • Cet été, ils seront jusqu'à une quinzaine, compteurs et blocs-notes en main. « Lorsqu'un bateau arrive, en pleine saison, il faut être nombreux pour réussir à faire un comptage précis », explique Solenn Le Berre. Chercheur au laboratoire Géomer de Brest, elle mène, avec Louis Brigand, enseignant-chercheur, une étude sur la fréquentation des deux principales îles du Golfe. Cette étude a été demandée par le syndicat intercommunal d'aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM), dans le cadre du projet de Parc Naturel Régional.

    Reflet d'une journée
    Les chercheurs comptent tout : les touristes qui débarquent des navettes, les plaisanciers, les bateaux qui passent autour des îles. Avec pour référence : la journée. Ils cherchent également à mieux connaître ces visiteurs. Questionnaires simples ou enquêtes plus poussées, les promeneurs qui attendent le bateau du retour sont souvent sollicités. « Ils sont détendus et ont un peu de temps. Nous avons rarement de refus », constate Tiphaine Franz, ingénieur à Géomer.

    La réalité des faits
    Ces refus, comme les fréquentations médiocres en cas de mauvais temps, font parties de l'information que cherche à mesurer l'étude. « Nous avons pas mal de chiffres sur-évalués qui circulent », estime Louis Brigand. Entre le ressenti des îliens et la réalité des faits, il faut réussir à poser les choses. « Le tourisme est la première activité économique de l'île d'Arz et de l'île aux Moines. Il n'est donc pas idiot de savoir vraiment ce qu'il représente et comment il se répartit ».

    Résultats début 2010
    Cet état des lieux permettra de décider des politiques d'aménagement, en fonction de données concrètes, mais aussi de mesurer l'évolution de ces flux au fil du temps. « Et ce n'est pas toujours plus », remarque Louis Brigand qui fait le même type d'étude actuellement au Mont Saint-Michel. « A Porquerolles, par exemple, la fréquentation se tasse. S'il y a un vrai changement climatique, avec des étés perturbés, quelle sera la fréquentation des îles du Golfe ? ».
    Pour l'instant, les chercheurs comptent et discutaient ce matin de leur travail avec tous les acteurs du tourisme. Pour connaître leurs résultats, en revanche, il faut attendre début 2010.

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