30 décembre 2008 à 15h51
Trente ans après le naufrage de l'Amoco Cadiz, environ 80 sites de st ockage provisoire de déchets des marées noires sont toujours en place.
Les naufrages du Torrey Canyon (1967), du Boehlen(1976), de l'Olympic Bravery(1976), de l'Amoco Cadiz (1978), du Tanio(1980), ou encore de l'Amazzone (1988), ont généré environ 300.000 tonnes de déchets liquides ou pâteux souillés aux hydrocarbures, a comptabilisé l'association écologique Robin des Bois. Ce sont ces déchets qui sont aujourd'hui encore stockés sur des sites initialement provisoires, souvent des fosses en bout de plage. Ce que dénonce Robin des Bois qui demande au gouvernement d'en faire l'inventaire et de les purger.
Un ruban noir "dissimulé"
"La plupart de ces déchets ( ... ) sont restés sur place et décorent le Finistère et les Côtes-d'Armor d'un ruban noir soigneusement dissimulé" , commente Robin des Bois. Des crédits de plus de 3 MEUR ont été débloqués en février 2000 par un Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (Ciadt) mais seul le site de La Rochelle a été purgé, rappelle l'association. Robin des Bois demande au ministère de l 'Écologie d' entreprendre en 2008 et 2009 "ce qui n'a pas été initié par le ministère de l'Environnement en 2000 et 2001". L'association a porté plainte contre X , le 18 mars 2007, pour abandon de déchets et délit de pollution des eaux, rappelle-t-elle.
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