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Transat BPE

Transat BPE.  Régime musclé pour tous

11 avril 2009

Les concurrents de la Transat BPE, aux prises avec un flux soutenu de nord-ouest, vivent des heures complexes. Après le près lancinant, les solitaires de la Transat BPE sont partis pour une cavalcade aux allures de largue qui prend parfois des airs de sarabande infernale.

 Dantesque, épuisant, sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent dans les propos des skippers soumis au régime de la douche écossaise. Aux instants d'euphorie provoqués par une grande glissade à plus de quinze noeuds peut vite succéder un instant d'abattement consécutif à un dérapage incontrôlé... C'est Armel Tripon (Gedimat) qui doit grimper par deux fois dans son mât pour démêler son spinnaker enroulé dans l'étai; et ce, pendant que le bateau dévale les vagues au vent arrière par trente-cinq noeuds de vent. C'est Nicolas Troussel (Financo) qui doit bondir en catastrophe dans le cockpit alors qu'il se reposait à l'intérieur quand le bateau part en vrac couché par une rafale à plus de cinquante noeuds. C'est encore Franck Le Gal (Lenze) qui doit en pleine nuit effectuer une marche arrière dans le coup de vent pour extraire un bout enroulé dans sa quille. Sans compter toutes les petites misères que l'on ne raconte pas, histoire de ne pas donner prise à la concurrence... Mais de Gildas Morvan (Cercle Vert) à Erwan Tabarly (Athema), tous reconnaissent avoir vécu des heures pas faciles hier. Et commencent à compter les heures qui les séparent de l'instant où ils pourront ôter la combinaison sèche et se faire un vrai repas chaud sur un bateau enfin à plat.

Rien n'est jamais acquis

A l'ouest Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Adrien Hardy (Agir Recouvrement) continuent de tenir la dragée haute au groupe du sud. Au prix parfois d'une navigation musclée: les quelque quatre-vingts milles de latitude qui séparent le leader des méridionaux du moment, changent radicalement la donne. Au nord, le vent est plus puissant, les vagues plus formées. Selon les observations relevées sur place, si toute la flotte navigue dans des conditions pour le moins toniques, le pire est bien pour Chabagny et Hardy. La flotte devrait continuer à descendre vers des latitudes plus clémentes pendant encore deux jours. Dans la journée de demain, viendra l'heure des premiers comptes quand il s'agira de commencer à mettre de l'ouest dans sa route. Pointage, hier à 17 h 30 : 1. Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) à 2725,4 milles de l'arrivée; 2. Adrien Hardy (Agir Recouvrement) à 3,5 milles du leader; 3. François Gabart (Espoir Région Bretagne) à 17,2m; 4. Nicolas Troussel (Financo) à 37,4m; 5. Erwan Tabarly (Athema) à 29,9m; 6. Gildas Morvan (Cercle Vert) à 36,9m; 7. Gérald Veniard (Macif) à 37,5m; 8. Armel Tripon (Gedimat) à 42m; 9. Franck Le Gal (Lenze) à 43,7m; 10. Isabelle Josckhe (Synergie) à 62,1m; 11. Eric Drouglazet (Luisina) à 82,1m; 12. Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante) à 94,8m; 13. Yannig Livory (Cint 56) à 98m; 14. Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) à 178,8m.

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