29 mars 2009
Hier, les concurrents de la Transat BPE ont disputé un prologue original sous forme d'un parcours côtier de 47 milles entre Concarneau et Belle-Île-en-Mer, point de départ vers Marie-Galante. Gildas Morvan a été le premier à pointer son étrave devant le port du Palais.
Les 14 solitaires engagés dans la cinquième édition de la Transat BPE sont donc entrés dans le vif du sujet, hier. A 9h22, la procédure était lancée par Michel Vialet, président du comité de course et à 9h30, poussée par un vent d'ouest-nord-ouest soufflant entre 10 et 15 noeuds, la flotte s'élançait vers une bouée de dégagement mouillée à un peu plus d'un mille. Deux concurrents manifestaient un trop plein d'enthousiasme, Franck Le Gal («Lenze») et François Gabart («Espoir Région Bretagne») étaient crédités d'un rappel individuel mais réparaient dans la foulée. C'est ensuite sous spi que les marins quittaient la baie de la Forêt et mettaient le cap sur l'Île de Groix pour virer la bouée de Speerbraker en face des jetées du port grésillon. Aux avant-postes d'une flotte restée très compacte, figuraient sans surprise quelques-unes des fines lames du circuit tels que Gildas Morvan («Cercle Vert»), Thierry Chabagny («Suzuki Automobiles») ou encore Erwan Tabarly («Athema»), auteurs d'une option au large. Nicolas Troussel («Financo») et Eric Drouglazet («Luisina «), partis chercher des grains à la côte, restaient néanmoins en embuscade, à quelques minutes des leaders.
Un bon galop d'essai
Lors de la seconde moitié du parcours, le vent, toujours portant, allait mollissant. Mais Gildas Morvan réussissait à garder l'avantage et franchissait le premier la ligne d'arrivée de ce prologue atypique - rappelons-le, sans incidence sur le classement général - après un peu plus de six heures de course. «Quand je suis sur l'eau, j'ai toujours envie de bien faire. Je me prends au jeu de la régate dès qu'un départ est donné et ce prologue n'a pas échappé à la règle. Une victoire, même quand elle ne compte pas au classement, est forcément quelque chose que je prends avec plaisir», lâchait, en fin de journée, le skipper de «Cercle Vert», satisfait de prendre un petit avantage psychologique sur ses adversaires. A lui comme aux autres, ce galop d'essai aura permis de jauger la concurrence et de confirmer que si la flotte n'est pas très étoffée, le plateau est d'une très grande homogénéité et d'un niveau sportif exceptionnel. Il aura également été l'occasion pour chacun de peaufiner les derniers détails et de se rassurer sur le fonctionnement de tous les instruments du bord. Reste maintenant moins d'une semaine à tous pour satisfaire aux derniers contrôles de sécurité et de jauge puis se reposer en famille avant le grand départ, prévu dimanche prochain à 15h.
«Je me prends au jeu de la régate dès qu'un départ est donné ».
