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Sports

Tour du monde en solitaire en multicoque Coville : 900 milles de retard

6 janvier 2009

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Thomas Coville à la peine au près le long des côtes nord brésiliennes a de nouveau concédé du terrain. Hier après-midi, le retard de « Sodeb'O » était de 961 milles sur « Idec ». La mécanique de l'élastique joue actuellement en faveur du détenteur du record. A son 48 e jour de mer, Francis Joyon franchissait l'équateur à bonne vitesse alors que Thomas Coville peine à son tour dans cette zone très perturbée de l'Atlantique Sud. Le skipper d'« Idec » y avait, lui aussi, mangé son pain noir, progressant difficilement face au vent et dans une mer « casse-bateau ». Une situation assez semblable à celle que vit actuellement Thomas Coville. « Les conditions sont très changeantes avec des alizés capricieux, perturbés par des grains et ça cogne de partout dans les sessions au près ».

Hémorragie de milles

« Sodeb'O » et « Idec » suivent désormais des routes parallèles mais le déficit du « challenger », qui avait réduit autour des 300 milles, vient de tripler en 48 heures. Le retard de « Sodeb'O » s'élève désormais à 961 milles après avoir perdu une dizaine d'heures depuis dimanche dans une succession de nuages orageux. Sa moyenne sur 24 heures avait chuté à neuf noeuds. La tendance pourrait s'inverser dans la zone « roulette russe » du Pot au Noir. Dans cette région, située au-dessus de l'équateur, où la météo est imprévisible, le détenteur avait nettement ralenti suite à la rupture de sa drisse de grand-voile et d'un problème sur un ancrage du hauban tribord. Rappelons que Francis Joyon avait coupé l'équateur avec 12 jours d'avance sur le tableau de marche d'Ellen MacArthur, enfonçant encore un peu plus le clou après un parcours qui avait déjà estomaqué tous les observateurs.

Ne pas baisser les bras

Pour l'instant, le skipper de « Sodeb'O » navigue toujours dans le Sud de l'équateur et est confronté à une nouvelle transition météo complexe. A 4.400 milles de l'arrivée, en espérant que l'alizé se stabilise, il continue à déployer une farouche énergie pour accrocher une performance « historique ». Même si l'enchaînement météo se fait une fois encore aux forceps, le poursuivant de Joyon n'a pas l'intention de baisser les bras. « Je vais me battre jusqu'au bout. J'ai voulu faire ce "trip" et vais continuer à me donner à fond pour exploiter les conditions au mieux et garder le rythme ».

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