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Riou : « À chaque vague, Jean s ' enfonçait dans l ' eau »

7 janvier 2009

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Vincent Riou (PRB) avoue avoir vécu avec beaucoup de stress et d'émotion le sauvetage de Jean Le Cam. L'a rrivée sur les lieux . « Quand il s ' est retourné, j ' étais au téléphone avec lui. J ' ai compris qu ' il se passait quelque chose de grave. J ' ai passé toute la nuit à cravacher (pour arriver sur zone). Toute cette journée à tourner en rond, à ne pas savoir dans quel état il était à l ' intérieur, si on était dans l ' urgence ou pas... L ' hypothermie, ça peut détruire un homme en pas longtemps. C ' était un stress énorme. C ' est le pétrolier arrivé sur zone qui m ' a guidé vers le bateau. Cela m ' a permis de gagner énormément de temps p arce que trouver un bateau de 60 pieds retourné dans une mer avec des creux de quatre mètres, c e n' est pas facile. » L'inquiétude : « Son bateau était partiellement rempli d ' eau. L ' arrière était partiellement immergé. Il a vécu dans l ' étrave du bateau pendant toute l ' attente, avec le petit volume d ' air qui lui restait. Comme on n ' arrivait pas à communiquer, on avait un peu peur qu ' il sorte pendant qu ' on n ' était pas là. Alors, avec Armel Le Cl é ac ' h, on a organisé comme un relais autour du bateau au cas où il sorte. » Le sauvetage : « Quand il m ' a entendu arriver, il a pris son courage à deux mains, il est sorti, et voilà. Il a réussi à remonter sur sa coque, à s ' accrocher à un safran. A chaque vague, il s ' enfonçait sous l ' eau. Je savais que je n ' avais pas beaucoup de temps et pas beaucoup de chance de pouvoir l ' attraper. Cela a été un moment intense de stress et d ' émotion. La première fois que je lui ai lancé le cordage, il ne l ' a pas attrapé. On a réussi à se parler. Et on s ' est dit : " Tu lâches que si tu es amarré au cordage de PRB " . Il y a eu trois approches où je n ' ai pas réussi. A la quatrième, j ' y suis allé un peu plus près. Quand on voit le copain qui s ' enfonce dans la flotte à chaque vague, on se dit que c ' est peut-être la dernière. La quatrième fois, j ' y suis allé de très très près. Trop près. J ' ai endommagé mon bateau. J ' ai entendu un crac ! Il a amarré autour de lui le bout que je lui avais lancé. Et moi , j ' ai mis le bout sur un winch et j ' ai tiré tout ce que je pouvais jusqu ' à ce que j ' arrive à le hisser sur mon bateau. » L ' avenir : « On va se diriger vers le Canal Beagle et éventuellement Ushuaïa. Je n ' ai pas vraiment envie d ' arrêter mon tour du monde là. Je suis en train de réfléchir aux solutions que j ' ai pour continuer » .

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