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Grand Prix de l'École Navale à Lanvéoc-Poulmic Une belle entrée en matière

22 mai 2009

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Trois manches pour les J 80 et un superbe parcours en rade de Brest pour les Longtze, Mach 6.50 et Open 7.50. Le 8e Grand Prix de l'École Navale a démarré, hier, de fort belle manière à Lanvéoc-Poulmic.

On ne le dira jamais assez mais l'arrière-rade -c'est ainsi que les Brestois la noment- est vraiment un magnifique plan d'eau. Un terrain de jeu idéal pour la régate entre trois bouées. Des effets de site, des accélérations ici, des bascules là, du courant un peu partout. Hier, sous le soleil et dans un vent de nord-nord-ouest oscillant entre 7 et 12 noeuds, les 41 équipages engagés en J 80 se sont régalés tout au long des trois manches disputées.

Galfione a apprécié

«C'était très sympa: le plan d'eau est superbe», disait l'ancien perchiste Jean Galfione qui, avant de prendre place sur le J80 «PL Yachting» d'Eric Kerscaven (9e), avait convoyé «Pen Duick III» jusqu'à Lanvéoc-Poulmic. Pendant que les J 80 tournaient entre trois bouées, les Class 6.50, Open 7.50 et Longtze avaient entamé une manche de speed-crossing, un aller-retour tactique entre Lanvéoc et le nouveau port du Château, qui, murmure-t-on, devrait accueillir une partie des concurrents du 9e Grand Prix de l'Ecole Navale. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a eu du jeu pendant deux heures entre les Longtze. Ces bateaux, construits en Chine et développés par le trio Gellusseau - Mas - de Lesquen, sont au nombre de dix cette année. Et il y a du beau monde à bord. On y a vu Nicolas Bérenger, Guillaume Florent (médaille de bronze en Finn à Pékin), Ronan Treussart et Erwan Tabarly.

Tous en piste aujourd'hui

Tabarly, deuxième de la Transat BPE entre Belle-Ile et Marie-Galante, découvre le bateau mais est déjà sous le charme: «Je suis là pour apprendre car j'ai très peu d'expérience en dériveur. Le Longtze est un bateau fun, rapide, vivant». Pour ce Grand Prix, le skipper d'«Athema» a fait appel à quelques spécialistes comme Gilles Favennec (équipe de France de match-racing) mais aussi à Vincent Biarnès et à son frère, Yannick. Pour cette manche de speed-crossing ne comptant pas pour le classement final, Tabarly et ses équipiers ont terminé 5es. C'est Luc Gellusseau, quatre Coupe de l'America dans son sillage et à l'origine du concept de ce quillard, qui a largement maîtrisé les débats. Le ton est donné et la bagarre promet d'être acharnée pendant trois jours. Aujourd'hui, les 500 régatiers vont entrer en piste. Parmi les huit classes présentes, les quatre superbes 5.5MJ ne passeront pas inaperçus. L'un d'entre-eux, tout en bois, date de 1961. «Pen Duick» se sentira moins seul...
Les classements
J 80 (après 3 courses): 1. CDV29 - Ecole Navale (Vincent Vilboux/SR Douarnenez) 18 pts; 2. Région Pays de la Loire Apccc (A. Mouillon/Apcc) 24 pts; 3. Sajan (P. Tailliez/Asptt Orléans) 26 pts; 4. Gan'Ja (L. Nadal/YC Crouesty Arzon) 28 pts; 5. TBS (P. Follenfant/Trinité-sur-Mer) 29 pts; 6. Paprec Bretagne (S. Petithuguenin/Apcc) 30 pts; 7. CN Saint-Cast Poralu Marine (M. Rousseaux/CN Saint-Cast) 32 pts; 8. Eos (J. Hubert/Apcc) 35 pts; 9. PL Yachting (E. Kerscaven/SN Trinité) 36 pts; 10. Interface Concept (J.C. Moriceau/SR Brest) 39 pts. 41 inscrits. Speed Crossing (Open 7.50): 1. Christophe Letourneur (E.Leclerc Mobile); 2. Florence Raillard (Zig Zag). Longtze: 1. Luc Gelusseau (Lufthansa); 2. Eckhard Kaller (Broker Line 3); 3. Nicolas Bérenger (Koné); 4. Ronan Treussart (Finistère Course au Large); 5. Erwan Tabarly (Athéma).

  • Philippe Eliès

Télégramme Tresco Trophée (1re étape) ??a se jouait au large!

Si certains concurrents avaient jeté l'éponge dans la nuit préférant monter au moteur, c'est finalement, vers 10h, sous le soleil et poussé par une légère brise que le premier bateau a pointé le bout de son étrave en face de Saint-Petter Port, après 75 milles à petite vitesse. Pour leur deuxième Tresco avec leur X 41, Hubert Kervran et son équipage ont été les plus «rapides». «C'est un bateau de petit temps. On a eu deux heures de pétole et puis le vent est revenu vers 23h30. C'était très irrégulier jusqu'à 2-3h. Après, on a fait route directe sur Guernesey», explique le Roscovite. Malheureusement pour eux, le rating (handicap) de leur bateau ne leur permet pas de rester dans les dix premiers en temps compensé. Ensuite, les uns après les autres, les bateaux se sont succédé sur la ligne. Après avoir dépassé le Château du Taureau, deux options se sont vite dessinées: une partie de la flotte avait misé sur la terre et l'autre tirait au large. Rapidement, ceux partis longer la côte se retrouvaient encalminés laissant les autres s'échapper. «On a fait beaucoup de route en allant au large mais on a toujours eu un peu de vent. Quand le vent est passé à l'ouest, on a envoyé le spi et on a fait route directe», explique, ravi, André Chardronnet (3e en Course). Même son de cloche du côté de Jacques Hamon: «On est allé un peu au large. Et on a tiré quelques bons bords avant d'envoyer le spi». Par contre, Chrisophe Cudennec est déçu. Le Brestois a dû rester au mouillage une heure aux chaises de Primel tout comme Claude Tanniou, pourtant deuxième en Course.Cette étape fut tactique et il fallait avoir les nerfs solides pour tirer son épingle du jeu. «C'était vraiment très tactique et technique. On a réglé le bateau tout le temps. On a fait plusieurs envois de spi dans la nuit mais c'était vraiment sympa», lance Pierrick Couedel, qui était à bord de «Captain Blind» (9e en Course au large). Xavier Dehnin naviguait sur JPK de Patrick Thomas (4e en Régate): «On savait que le vent allait revenir à l'ouest. On s'était positionné pour ça et ça a marché». Aujourd'hui, c'est détente sur l'Ile anglo-normande avant de mettre le cap sur Perros-Guirec demain pour la deuxième étape.
  • Aline Merret

Le navire alternatif fera la grande parade

Il sera aux avants postes demain lors de la grande parade. Le Manguier, ancien remorqueur de la Marine nationale reconverti en navire alternatif fait escale pendant la Semaine du golfe. Equipé d'un système de propulsion mixte (moteur et voile), de capteurs solaires, de lampes basse consommation, d'un filtre de cale et bientôt caréné avec un nouvel antifouling respectueux de l'environnement, le bateau a entamé un périple de 10.000 milles de Bastia à Tokyo. Il empruntera la fameuse route maritime nord qui longe les côtes de la Sibérie avant de rejoindre le Pacifique par le détroit de Béring. Au-delà de l'aventure humaine vécue par 36 membres d'équipage qui se relaieront au fil des escales, le Manguier sera porteur d'un message hautement durable: montrer aux professionnels de la mer (pêcheurs, chantiers navals...) rencontrés sur leur route que l'on peut naviguer sur un bateau de travail et respecter les océans en consommant moins, en utilisant les énergies renouvelables et en polluant moins.

Un budget d'un million d'euros

Depuis son origine, la Semaine du golfe est une fête entièrement gratuite. Comment est donc financé son budget qui s'élève à 1M???? Le conseil général est le premier financeur avec 480.000 ???, suivi du conseil régional (120.000 ???) et de la ville de Vannes (150.000 ???). Les autres communes ne payent qu'une simple adhésion de 200 ???. A ceci s'ajoutent: 40.000 ??? versés par le syndicat mixte des ports etbases nautiques du Morbihan, 40.000??? par la Sagemor, 40.000??? de la Saur et 40.000 ??? du Crédit Agricole. Comment est distribué ce million? La communication (salons, annonces, affichages, campagnes de presse), essentielle au succès de la fête, vire en tête avec 220.000 ???. Viennent ensuite les salaires avec 135.000 ???: il faut rétribuer trois personnes à plein-temps pendant six mois, plus trois autres les deux derniers mois. Second ex aequo, le poste honoraires avec 135.000??? dont 118.000 ??? versés à la société Grand Large qui supervise et conçoit la communication maritime. L'organisation maritime proprement dite (70 bateaux de sécurité, mouillages temporaires pour les gros bateaux, signalétique...) grignote 80.000 ???. Une somme légèrement supérieure aux plateaux musicaux (75.000 ???), à l'organisation à terre (les chapiteaux du port de Vannes, les pots d'accueils des équipages du mercredi) qui totalise 70.000??? et à l'affrètement par la Semaine du golfe des gros voiliers (Le «Phoenix», le «Kaskelot», «Earl of Pembrok») pour 82.000???... On pouvait craindre que, crise oblige, les affrètements privés soient revus à la baisse. Il n'en est rien. Tous les grands voiliers ont été affrétés par des entreprises. Ils sont même plus nombreux qu'en 2007.La liste n'est pas terminée. Il faut y ajouter les 1.500 ??? versés à chaque commune au titre de contribution à l'organisation des fêtes et les 35.000 ??? pour remercier les 2.500bénévoles qui recevront un tee-shirt et qui seront invités à une garden-party au château de Suscinio.

La bonne parole du «Manguier»

Pour le «Manguier», la Semaine du golfe n'est qu'une escale sur la route qui doit le conduire jusqu'à Tokyo. Parti de Bastia le 26avril, l'ancien remorqueur de la Marine nationale, construit en 1968 aux Chantiers Laperrière à Lorient, va avaler plus de 10.000milles en passant par la fameuse route maritime nord qui longe les côtes de Sibérie (*) avant de rejoindre le Pacifique par le détroit de Béring. Autour du noyau constitué de Philippe Hercher, le patron; Cécile Zawieja, sa femme; Agathe, 6 ans, se succéderont plus de 30 équipiers au fil des escales. A la manière des grandes expéditions du XVIIesiècle, le Manguier emmènera un historien, un peintre, un écrivain et un réalisateur-cinéaste pour pouvoir raconter cette odyssée. Au-delà de l'extraordinaire aventure humaine que représente ce périple, le «Manguier» est porteur d'un message lié au développement durable: montrer que l'on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux des océans... En consommant moins de gazole, en utilisant des énergies propres, et en polluant moins. Car le «Manguier» est équipé d'un système de propulsion mixte voile-moteur avec enroulement automatique des voiles; de capteurs solaires pour produire de l'eau chaude, de panneaux photovoltaïques, de lampes basse consommation, d'un filtre de cale pour dissocier les hydrocarbures des eaux. Lors de sa prochaine escale à Douarnenez, il entrera en carénage pour recevoir une nouvelle peinture antifouling, moins toxique. L'ensemble de ce dispositif devrait permettre de réaliser une économie de carburant substantielle: «le moteur consomme 3l/mille. Cela fait un total de 30.000 litres. On espère grâce à tous ces équipements ne consommer que 25.000 litres», dit Philippe Hercher. Ce message écologique est bien sûr destiné aux professionnels qu'ils rencontreront sur leur route: pêcheurs, chantiers navals, vedette à passagers qui vont tous les jours en mer. Mais aussi aux enfants qu'ils iront voir dans les écoles. «C'est plus facile de dialoguer avec le ??Manguier?? qu'avec un trimaran solaire car il est en prise direct avec la réalité des bateaux qui naviguent. Il donne la bonne parole», explique le patron. Pour nouer le dialogue, l'équipage du «Manguier» aura recours aux interprètes... Mais Philippe Hercher, d'origine corse, dispose d'un atout majeur: les spécialités gastronomiques de l'île de beauté qu'il fera déguster lors de ses escales: vin et bière corse, coppa, saucisson corse, terrine de figatellu et tomme de brebis.
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Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R