14 mars 2008
Leurs huit points d'avance sur le premier relégable permettent aux Brestois de se rendre sans pression excessive chez des Troyens impressionnants d'efficacité depuis Noël et en route vers la Ligue 1.
Le 2 octobre, les Stadistes avaient frôlé à plusieurs reprises une victoire logique et très gratifiante sans parvenir à la décrocher (0-0) face à la formation champenoise souvent au point de rupture.
Troyes vole depuis Noël
Mais, depuis ce qui reste sans doute la meilleure prestation des Finistériens cette saison, pas mal d'eau a coulé dans l'Aube et dans la Penfeld et la vérité de cette fin d'hiver n'est plus nécessairement celle du début de l'automne.
« On avait bien bougé cette équipe qui n'avait pas encore calé son jeu collectif et qui misait sur un exploit d'une de ses bonnes individualités pour passer », rappelle Pascal Janin. « Aujourd'hui, Troyes a les deux : un collectif bien huilé et les joueurs capables de faire la différence ».
La preuve éclatante est fournie par la superbe série des joueurs de Denis Troch depuis la trêve hivernale : huit succès (face à Amiens, Angers, Montpellier, Sedan, Châteauroux, Reims, Le Havre et Clermont) pour un court revers à Bastia (1-0) !
Avec une rigueur
sans faille...
Et le danger pour Brest portera d'abord les noms de Noro (11 buts à son actif) et de Danic, dont les qualités de dribble et de frappe qui s'appuient sur des passages brutaux de l'aile gauche à l'autre viennent de provoquer les victoires à Reims et à Clermont.
Mais le supplément de confiance apporté à la formation brestoise par les succès devant Grenoble et Gueugnon et par les nuls face à Libourne et même à domicile face à Dijon lui fait moins redouter ce rendez-vous, sans le rendre plus facile à négocier.
« C'est peut-être bien de pouvoir affronter Troyes maintenant. Il n'y a pas si longtemps, cela nous aurait rendus plus peureux », considère le coach brestois. « Ce ne sera pas un match-couperet mais une rencontre dans laquelle nous aurons tout à gagner ». A la condition essentielle de manifester tout de suite une rigueur sans faille.
« En s'appuyant sur les exemples récents de Libourne à Nantes (2-2) et de Niort à Bastia (2-2), ce match n'est pas perdu d'avance », estime Pascal Janin.
« On va s'organiser pour faire douter les Troyens le plus longtemps possible, pour être solides défensivement et pour ne pas être frileux dès qu'on sera en possession du ballon ». En clair pour éviter l'inscription rapide d'un but de l'ESTAC, qui a déjà tourné huit fois à la confusion des visiteurs au stade de l'Aube cette saison.
Ce soir, 20 h
au stade de l'Aube
