27 octobre 2008
Alors que la tête de la L1 leur tendait les bras, les Marseillais ont pris un gros coup sur la tête, hier soir, en concédant une lourde défaite face à d'étonnants Parisiens (2-4).Recevoir le Paris SG avec en prime la première place de la Ligue 1 en cas de victoire : pas besoin d'en dire plus pour prendre la mesure de la motivation qui animait les Marseillais, hier soir.
Hoareau d'entrée
Rien de surprenant donc à ce que l'OM, où Ben Arfa restait sur le banc, Eric Gerets ayant préféré Kaboré, ne prenne très vite la direction du jeu, une mauvaise relance de Pancrate donnant l'occasion à Taiwo de frapper au ras du but de Landreau (2 e ).
Pourtant, ce sont les Parisiens qui allaient ouvrir la marque sur leur première occasion. Sur un corner de Rothen, Hoareau devançait Cana et propulsait de la tête le ballon dans la lucarne de Mandanda (0-1, 10 e ).
L'OM accusait le coup et sur une action Hoareau-Luyindula, ce dernier frappait de peu à côté de la cage du gardien Marseillais (16 e ).
Mais les locaux allaient vite revenir au score sur une énorme erreur de défense. Sur un centre qui semblait sans danger, Bourillon déviait le ballon que Landreau s'apprêtait à saisir. Niang, en embuscade, ne ratait pas l'aubaine (1-1, 21 e ).
Dès lors, sous l'impulsion de Valbuena, auquel les Parisiens laissaient trop de liberté, l'OM reprenait le match à son compte. Déjà heureux de voir Niang manquer de peu un centre de Valbuena, Landreau devait s'interposer à deux reprises devant Koné. Mais ce que l'on pressentait allait se produire juste avant la mi-temps. Suite à une récupération de Cheyrou, Niang servait Koné face au but. Landreau, peu inspiré sur ce coup, ne pouvait que repousser le tir du petit Ivoirien sur Valbuena, qui n'en demandait pas tant (2-1, 45 e ).
Luyindula égalise
Alors qu'on pouvait croire le PSG assommé, ce sont pourtant les hommes de Le Guen qui entamaient le mieux la seconde période et qui égalisaient sur leur première véritable occasion. Parfaitement lancé dans la profondeur par Sessegnon, Hoarau déviait subtilement le ballon pour Luyindula qui devançait la sortie hasardeuse de Mandanda (2-2, 53 e ).
Le « clasico » tenait toutes ses promesses mais l'OM entendait bien avoir le dernier mot, notamment par l'intermédiaire de Niang qui inquiétait Landreau à deux reprises (62 e et 64 e ) mais surtout par Cheyrou dont la superbe reprise de volée, à l'entrée de la surface, était renvoyée par la barre (70 e ) !
Le PSG prend le large
L'OM avait-il laissé passer sa chance ? Oui car les Parisiens reprenaient la main sur deux coups de poignards. Le premier suite à un coup-franc, des 35 mètres, de Rothen qui atterrissait dans le but de Mandanda sans que personne ne touche le ballon (2-3, 76 e ) ; le second après un caviar de ce même Rothen qui lançait Luyindula dans le dos de la défense marseillaise : ce dernier n'avait plus qu'à servir tranquillement Hoarau en retrait pour le quatrième but parisien (2-4, 83 e ) !
Marseille était KO debout...
