24 avril 2009
Une défaite face au Paris SG, ce soir, condamnerait Lyon à vivre une fin de championnat dans la peur de perdre, non seulement le titre, mais aussi un ticket pour la Ligue des champions.
Pour le septuple champion, l'heure n'est plus aux questions du type «comment en est-on arrivé là?» mais plutôt «comment éviter le pire?». Le discours de Claude Puel a changé. Avant le déplacement à Bordeaux (défaite 1-0) le week-end dernier, le technicien de Lyon avait tenté de dédramatiser l'enjeu, assurant que le titre «ne se jouerait pas particulièrement à Bordeaux». Mais le but d'Alou Diarra a fait basculer son ancien club à la 3e place, à quatre points du nouveau leader, Marseille. Et le match à Gerland, ce soir, est maintenant entouré d'une tout autre intensité dramatique. «Le prochain match contre Paris a une importance cruciale, admet Puel. C'est une rencontre à gagner pour continuer l'aventure.» Si la bande à Juninho s'incline, Lyon sera relégué à la 4e place, dépassé par le PSG. Et les cinq dernières journées se résumeront alors à une course pour tenter de remonter sur le podium, pour figurer encore la saison prochaine en Ligue des champions. En s'imposant contre le PSG, le club de Jean-Michel Aulas reprendrait la 2e place et reviendrait à un point de Marseille, replaçant ainsi la pression dans les rangs de l'OM (qui se déplace à Lille dimanche) et des Girondins de Bordeaux (qui joueront mercredi à Rennes). Un nul figerait les positions, laissant Lyon à 3e place. Et tous les regards se tourneraient lors vers la 36e journée, et ce sommet au Vélodrome contre Marseille.
Paris n'aime pas les grands rendez-vous
Le vestiaire lyonnais est-il suffisamment uni pour que les joueurs prennent le jeu à leur compte, au-delà des consignes de Puel? Les statistiques ne plaident pas en leur faveur: Lyon n'a gagné que deux de ses dix derniers matchs, toutes compétitions confondues... Mais l'autre point d'interrogation concerne l'adversaire des Lyonnais, ce Paris SG insaisissable qui n'a pas su négocier les rendez-vous importants: En 2009, le club parisien s'est cassé les dents contre Bordeaux (4-0 en championnat, 3-0 en Coupe de la Ligue), contre Toulouse (4-1), contre Marseille (3-1) et contre le Dynamo Kiev (en UEFA, 0-0 à l'aller, 3-0 au retour). Attention au tournant à Gerland.
Il a connu une belle réussite sociale à travers l'entreprise de machines agricoles qu'il a créée; présidé la Mélécienne de Plumelec (25 ans), le Veloce Vannes (4 ans) et enfin le Voc (6 ans) après avoir co-réalisé la fusion. Au-delà des lignes du palmarès, Maurice Gabillet, 72 ans, est l'archétype du président de club... amateur. Un adjectif recto-verso, dévoilant noblesse et limites au gré du lancer; capable de mettre la main à la poche lorsque le club est en grande difficulté; coupable, aux yeux des entraîneurs, de manquer d'ambition. Le modèle se clone à l'infini dans les strates supérieures du football amateur. Au Vannes OC, dont il fut le premier et le dernier président amateur entre la fusion et la montée en Ligue 2 (*), Maurice Gabillet donna toujours cette impression de regarder moins haut que ses entraîneurs. La fin de sa longue collaboration avec Patrick Le Polotec, qu'il avait imposé lors de la fusion -les deux hommes venaient du Veloce-, fut tendue. Sa relation avec Denis Goavec fut détestable. Stéphane Le Mignan? «C'est moi qui lui ai mis le pied à l'étrier en insistant pour qu'il soit l'adjoint de Goavec alors qu'il n'avait que 26 ans et voulait continuer à jouer», aime à rappeler Gabillet. «Il n'y a pas eu un grain de sable entre nous», voudrait encore faire croire «Maurice», ainsi que le microcosme footballistique morbihannais appelle affectueusement le président historique du Voc. Frôler quelques plaies suffit pourtant à faire affleurer une autre vérité. «Oui, à un moment, il a dit qu'il voulait des dirigeants compétents (silence)... ??a l'énervait parce qu'on ne voulait pas céder aux exigences des joueurs. Ils voulaient qu'on anime les matchs en mettant des challenges sous forme de primes sur plusieurs matchs. Mais on ne pouvait pas donner ce qu'on n'avait pas!» Une politique d'austérité que Gabillet, revenu en 2006 en pompier d'un club exsangue, ne renie pas. «Si le sportif a gagné, on était là aussi», rappelle-t-il à ceux qui ne voient dans la belle aventure vannetaise que les mérites du tandem Le Mignan-Jestin. A bon droit, Gabillet revendique la paternité du choix de ce dernier lorsqu'il s'est agi, au printemps dernier, de passer la main. «On savait qu'on n'allait pas patiner avec ce garçon», dit-il un rien cabot. A la veille d'une finale qu'il vivra dans la tribune officielle du Stade de France, le toujours président de la section amateur est plutôt fier de lui. Tout juste regrette-t-il un léger manque de vision il y a dix ans. «En 99, le maire de l'époque, Pierre Pavec, m'avait demandé s'il fallait rester à La Rabine ou construire un nouveau stade à l'extérieur. Je lui avais répondu qu'on était bien à La Rabine. Il est évident que dix ans après, je n'aurais pas eu la même réponse... » Tout bilan a son passif.
Voilà trois ans que Xavier Delamotte (président), Frédéric Martel (trésorier) et Patrick Bertrand (secrétaire) ont créé le club des «Ultras Bordeaux Rhuys 56». Trois supporters invétérés de l'équipe des Girondins de Bordeaux depuis leur adolescence. Du temps où l'équipe comptait des grands noms du foot comme Jean Tigana, Alain Giresse et plus tard, Christophe Dugarry et bien sûr Zinédine Zidane. Deux d'entre eux seront demain soir au Stade de France pour la finale de la Coupe de la Ligue. Frédéric Martel restera à Arzon et proposera une soirée à thème dans son bar du Yacht, dédiée au match, qu'il diffusera sur un écran géant. «Etant bien entendu que la tournée sera offerte si Bordeaux gagne», annonce-t-il. Vannes-Bordeaux, «cela fait 30ans que l'on rêve d'une telle rencontre». De surcroît en finale de la Coupe de la Ligue! «Nous sommes sûrs que notre équipe sortira vainqueur de la rencontre même si notre coeur balance pour Vannes. Nous sommes supporters de Bordeaux mais vraiment fiers du parcours de l'équipe vannetaise», indique Xavier Delamotte. «Notre équipe a un meilleur niveau», assurent les Arzonnais mais ils craignent aussi «l'excès de confiance qui pourrait les abuser. C'est le seul risque. Sinon, il n'y a pas photo: l'équipe de Bordeaux est classée deuxième de la Ligue 1 alors que celle de Vannes est huitième de la Ligue 2». Autre atout en faveur des Bordelais, l'expérience: «C'est quand même la cinquième finale de la Ligue que dispute Bordeaux. L'équipe a vaincu Lorient 3 à 0 puis Lyon 1 à 0 et a échoué aux tirs au but contre Paris et Strasbourg». Au petit jeu des pronostics, Xavier Delamotte voit un 3 à 1, un 2 à 0 pour Patrick Bertrand... pour Bordeaux bien sûr. «La concentration à toute épreuve» sera la clef du match. Car «du Bordeaux supérieur n'est pas toujours bon. Attention...».
Volley. Ligue B. Saint-Brieuc - Orange, demain (20h) Aux bons vieux d'Orange
Autres sports. Football bordeaux : premier de groupe !
Ligue 2. Istres - Vannes (1-1) En panne d'inspiration
National. Plabennec - Luzenac : 0-0 Un nul au goût de défaite
CFA. Quimper-Cornouaille FC - AS Cherbourg : 1-2 Quimper s'incline à nouveau
CFA. US Quevilly - GSI Pontivy : 2-1 La GSI cède à la 93e minute !
U19. Mérignac - FC Lorient : 1-2 On ne retiendra que le résultat