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Football

Bordeaux - Lille : 2-2 Lille ralentit Bordeaux

2 février 2009

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Lille a mis fin à la série de cinq victoires de Bordeaux en allant décrocher le nul (2-2), hier, dans un choc de haut niveau entre deux des meilleures équipes actuelles du championnat.

Les deux formations, au style offensif affirmé, ont livré une partie physique, parfois tendue mais jusqu'au bout indécise. Si ce nul freine les Girondins dans leur mano a mano avec Lyon, il dénote aussi un formidable mental qui pourrait s'avérer décisif dans cette lutte à la succession. Privé de Chamakh, son homme providentiel de l'hiver suspendu, Laurent Blanc avait fait confiance à David Bellion, buteur en Coupe de la Ligue en janvier, pour soutenir Cavenaghi. L'Argentin particulièrement maladroit, l'ancien mancunien ne s'est pas fait prier pour reconquérir le coeur des supporteurs en convertissant en but une approximation défensive de Rami (1-0, 16e) et lancer un choc de costauds déjà prometteur.

Rami se rachète

Entre deux milieux de terrain faisant désormais référence, les possibilités de déstabiliser le bloc adverse n'ont pas manqué, surtout quand le virevoltant Trémoulinas s'y mêlait pour un caviar manqué vers Cavenaghi (10e). Le LOSC, articulé autour de son poumon Mavuba peu épargné pour son retour sur ses terres, s'est comporté en prétendant sérieux à la future Ligue des Champions et aurait pu initialement ouvrir le score sur un rush du robuste Balmont repris de manière litigieuse dans la surface par Diawara (14e). Très peu mis à mal - reprise de Cavenaghi sur un service de Gourcuff (24e) - les hommes de Garcia ont haussé le rythme au retour des vestiaires quand ceux de Blanc subissaient sûrement le contre-coup de leur quinzaine de repos. Tout naturellement, Lille égalisait sur une reprise de volée du droit en pleine lucarne d'Obraniak (48e), avant que Rami, monté aux avants-postes, ne vienne se racheter de son erreur initiale d'une frappe dans le petit filet d'un Ramé à la main fébrile (1-2,57e). Malmenés physiquement, dans l'attaque du ballon, au pressing, les Girondins ont eu le bon goût de ne douter que quatre minutes, le temps que Wendel dépose un coup franc sur la tête victorieuse de Gourcuff(61e). Au lieu de calculer, les deux équipes se sont alors livrées totalement, déployant leurs efforts dans des combats féroces au milieu, les gestes techniques de classe, alimentant encore et encore Fauvergue (80e), Jussiê (82e et84e) qui trouvaient Ramé et Maliki sur leurs routes pour un nul final épique et logique.

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