28 mai 2009
Très brillant sur les classiques ardennaises, Benoît Vaugrenard va trouver à Plumelec et à Châteaulin des parcours qu'il affectionne. «Mais ça va être compliqué de gagner», déclare le Morbihannais.
En avril, mois du poisson, Benoît Vaugrenard ne pose pas de lapin. Cette année, il a encore été exact à son rendez-vous avec les classiques ardennaises. 14ede l'Amstel Gold Race et de Liège-Bastogne-Liège en 2008, il a même fait mieux cette fois: 12eà l'Amstel et 8eà Liège, où il est arrivé dans le même temps que le troisième.
Passé tout près de la victoire
«Dans les deux courses, la sélection s'est faite à la pédale et j'étais avec les tout meilleurs dans le final», se réjouit le coureur de la Française des Jeux. «Cette année, je n'avais pas encore l'ambition d'en gagner une des deux mais, si je continue à progresser, ça va devenir envisageable», avoue Benoît (27 ans), qui a encore franchi un palier. Seule petite ombre sur son début de saison: la victoire s'est refusée à lui. De peu parfois, comme dans cette étape du Circuit de la Sarthe où il a été devancé par son équipier, Anthony Roux, qui lui emmenait le sprint... «L'an passé, c'était pareil. J'étais très fort en avril mais c'est en fin de saison, alors que j'étais moins costaud, que j'ai gagné trois courses (NDLR: une étape du Tour du Limousin, une étape et le général du Tour du Poitou-Charentes)», raconte le Morbihannais d'Arzal, qui a marqué une pause après les «Ardennaises». «Je viens de reprendre au Tour de Catalogne où il faisait très chaud, de 35 à 38°, et je n'avais pas la grande condition. Comme je suis un peu diesel pour la remise en route, je sais que je ne serai pas au top ce week-end mais je suis très motivé et comme les deux parcours me conviennent, je me dis qu'en courant très intelligemment, ça peut me sourire.»
«Mort de chez mort»
Cela dit, il ne se masque pas la difficulté de la tâche. «Les courses de Coupe de France sont très dures à gagner. Je sais que Châteaulin n'en fait plus partie mais ce sera le même schéma qu'à Plumelec. Ce sont des épreuves très différentes du ProTour où le scénario est toujours à peu près le même: une échappée matinale, après ça revient puis, dans le final, ça se joue à la pédale. Si t'as les jambes, t'es devant. Tandis que, dans les courses du type Plumelec ou Châteaulin, il y a tout le temps des attaques et c'est très compliqué à gérer. L'an passé à Châteaulin, par exemple, on croyait que la grande échappée irait au bout alors que tout s'est regroupé à la fin. C'est très usant pour la tête et pour les jambes. Je me souviens d'en avoir vraiment bavé (NDLR: il emploie même un verbe plus cru), l'an passé. Comme cette année à la Route Adélie de Vitré, où j'ai fini mort de chez mort. Pour gagner ce week-end, il faudra être très fort et très malin.» Question force, il n'est sans doute pas à son meilleur niveau mais, question intelligence de course, il ne craint personne. Cela dit, il précise: «Quand c'est tout plat, tu peux te cacher. Mais, sur des parcours comme Plumelec ou Châteaulin, c'est impossible.» Il conclut par une formule qui ira droit au coeur des organisateurs: «Ce sont vraiment deux belles courses. Pour les coureurs, c'est la galère. Pour le spectacle, c'est génial.»
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