10 avril 2009
Issu des rangs juniors, Maxime Cornic s'est vite adapté au rythme des première catégorie. Vainqueur du Grand Prix du Commerce à Pontivy, le néosociétaire du Vélo-Club du Pays de Lorient est décidé à confirmer lundi sur le circuit du Mené, épreuve chère à Daniel Blouet, qui constitue un véritable tremplin pour les espoirs.
Lauréat à cinq reprises la saison dernière, dont le Grand Prix de Scaër avec les ténors et le Printemps d'Armorique à Saint-Brieuc, le vice-champion de France juniors 2007 a refusé de musarder en chemin lors de son passage à l'échelon supérieur. Pas question pour lui de signer des succès faciles chez les troisième catégorie et juniors. Suivant les recommandations de Roger Tréhin, il a pris une licence frappée du chiffre un. La marque d'un coureur ambitieux, convaincu qu'il progresserait au contact des échelons chevronnés et non pas en gagnant auprès de ceux qui pratiquent la discipline pour le bonheur avant tout de participer.
«C'est la course»
Respectant au pied de la lettre le programme de préparation de son directeur sportif, Maxime a d'emblée étalé ses possibilités en s'affichant dans le top 20 de la Route bretonne et des Boucles guégonnaises. Deux débats ouverts aux professionnels. «Lorsqu'ils sont là, le ton est plus élevé». Dans l'allure, le Quimperlois a saisi sur le champ la première opportunité qui s'est présentée. Une première victoire 2009 conclue par une polémique. «Le Vessier m'a reproché devant le public au moment du protocole de ne pas avoir assez collaboré dans l'échappée. C'est vrai que dans les derniers kilomètres, je me suis économisé. Je n'ai fait là que suivre les conseils de Roger Tréhin. Derrière, à dix-quinze secondes, j'avais trois coéquipiers, dont Sylvain Cheval, qui marchait très fort. Tout pouvait être remis en question, nous étions en supériorité numérique, on n'a pas le droit de se louper. Lors de l'emballage, je me suis imposé. Régis Geffroy s'est montré plus fair-play en me disant "c'est la course"».
Ravi d'avoir remporté au VCP Lorient sa deuxième classique de l'exercice en cours, Maxime, qui possède les qualités de finisseur de son oncle Christian et la hargne de son père Patrice, a tout de suite dédié sa victoire à son papy qui l'avait suivi depuis ses débuts et à son autre grand-père Frédéric.
Un coup à Plouay
«Maintenant, je sais que je serais un peu surveillé. Le Circuit du Mené tombe à pic pour confirmer». Ce battant souhaite gagner sa sélection pour le championnat de France espoirs, puis réussir un coup à Plouay fin août. «Là, j'évoluerai non loin des terres de ma famille (Berné). C'est une course référence. Une place dans les quinze premiers me comblerait». Maxime Cornic, qui fêtera ses 19 ans en décembre, mérite ô combien l'appellation d'espoir selon le critère de Cyrille Guimard, qui répète à qui veut l'entendre: «On est espoir quand on gagne et non pas le représentant d'une catégorie». Le message a été reçu cinq sur cinq par Maxime.
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