18 mai 2009
Bien lancés par un Bagayoko des grands soirs, les Nantais sont passés tout près d'un succès qui les aurait relancés dans la course au maintien. Mais l'égalisation de Sow a tout changé. Une défaite à Sochaux samedi, et les Canaris seraient relégués...
C'est l'égalisation qui fait mal. Très mal. Certes, sur l'ensemble de la rencontre, les Rennais n'ont pas volé leur match nul hier à la Beaujoire, mais la manière dont ils l'ont arraché -grâce à Moussa Sow sur un cafouillage- laissera de nouveau de nombreux regrets aux Nantais. S'ils avaient joué comme ça toute la saison, ils ne seraient pas aux portes de la Ligue 2, ce matin, avec 34 points, à trois longueurs de Caen et Saint-Etienne et à deux points de Sochaux chez qui ils se rendront samedi avec l'obligation de l'emporter. «Sur ce match, je ne peux pas accabler mes joueurs, mais au final, il n'y a qu'un point, a reconnu Elie Baup. Espérons que ce réveil ne soit pas trop tardif. «Quant aux Rennais, ils restent en course pour la qualification européenne, avec Lille et Toulouse, également tenus en échec. «C'est un coup pour rien, mais c'était peut-être plus difficile pour nous à Nantes, commentait Guy Lacombe. Mes joueurs ont toujours su réagir cette saison. Ils sont merveilleux pour ça...».
Sow répond à Bagayoko
Hier, les Rennais ont d'abord donné l'impression de maîtriser leur sujet. Gyan avait talonné d'entrée pour Sow (2e). Le même Sow avait ensuite servi Pagis en retrait mais la reprise de l'ancien Sochalien n'inquiétait pas Alonzo(37e). Le gardien nantais avait aussi dû s'employer d'une claquette sur un coup-franc de Marveaux. Côté nantais, N'Daw avait ouvert les hostilités d'une lourde frappe des 30 mètres parfaitement sortie par Douchez (9e). Dominés dans le jeu, ces derniers avaient surtout tenté leur chance en contre, Bagayoko livrant une série de duels intenses avec Hansson. Sur l'un d'eux, avant la pause, le défenseur suédois manquait sa remise en retrait: le Malien ne manquait pas de crucifier Douchez, à bout portant(42e). En seconde période, alors que Capoue avait offert un caviar pour N'Daw (58e), Bagayaoko alertait à deux nouvelles reprises l'ancien portier toulousain (66e et73e). «C'est toujours le même scénario, relevait le Malien. On ne tue pas le match, et on prend un but un peu bête ensuite...». On jouait alors les dix dernières minutes: Vainqueur venait de sortir sur blessure, quand Marveaux s'échappait sur son côté droit: Leroy arrachait le ballon pour Sow qui voyait sa frappe contrée par Moullec dans les filets d'Alonzo. «Sinon, je pense que j'aurais pu l'arrêter, regrettait le gardien nantais, redevenu optimiste. En jouant comme ça, on est capable d'un exploit à Sochaux. On peut mourir bientôt, mais ce n'est pas encore le cas...»
