14 mai 2009
Auteurs d'une piètre prestation à Lyon mardi, les Canaris n'ont plus que trois rencontres pour se sauver, à commencer par le derby contre Rennes dimanche. Sans plus aucun droit à l'erreur. Comment perdre une place en jouant avant ses adversaires directs? C'est la nouvelle performance réussie par les Canaris mardi soir en s'inclinant sévèrement à Lyon, leur différence de buts les faisant glisser derrière Saint-Etienne à la 19e place, avant même les derniers matchs de la 35e journée hier soir. Les Nantais savaient donc déjà qu'ils aborderaient le derby de la dernière chance, dimanche contre Rennes, en position de relégable. Perdre à Lyon était prévisible, mais à nouveau la manière employée a été désastreuse. Alors que l'attaque nantaise peine depuis le début de la saison, c'est la défense qui craque depuis deux semaines. «Je regrette ces buts que l'on donne à l'adversaire, regrettait Elie Baup à Lyon. On manque de rigueur défensive et de présence dans les duels.» Les retours de Poulard et Guillon n'ont pas eu l'effet escompté. Mais est-ce vraiment une surprise?
Elie Baup: «Pas de résignation...»
A Gerland, les plus optimistes souligneront que les Canaris n'ont pas fait pire que face auHavre huit jours plus tôt, et qu'ils ont donné l'illusion d'y croire encore via notamment Maréval, N'Daw ou Bekamenga. «Je n'ai pas vu de résignation en deuxième mi-temps. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir», espère l'entraîneur nantais. Tandis que Christian Larièpe a admis dans les colonnes de France Football que le mal nantais était profond (un vestiaire divisé, des joueurs ne souhaitant plus évoluer avec d'autres...), la réception de Rennes dimanche apparaît donc comme une dernière porte de sortie pour les Nantais, avant de rencontrer des adversaires plus à leur portée: Sochaux et Auxerre. Une défaite dans le derby et les Canaris seraient définitivement dépendants des résultats de leurs adversaires directs, voire déjà condamnés.
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