5 mai 2009
Jugé pour détention de stupéfiants en récidive, Emmanuel Glochon a été condamné hier à 18 mois de prison ferme. Il avait été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche, en possession d'1g de cocaïne et de 440euros en liquide. L'affaire n'aurait pas été mise au jour si la police n'avait pas intercepté le prévenu alors que celui-ci roulait à vive allure dans le centre-ville de Vannes. Le dépistage de l'alcoolémie s'est révélé positif. Mais ce qui a trahi l'intéressé, c'est le fait d'avoir tenté de se débarrasser d'une «cocotte» de cocaïne au nez et à la barbe des agents lors de sa fouille. La découverte de la drogue par la police a fait passer au second plan la procédure pour conduite en état alcoolique. Et mis aussi en branle le mécanisme de la comparution immédiate car Emmanuel Glochon n'en était pas à ses premiers démêlés avec la justice.
«Sur une terrasse de la place Gambetta»
Son casier était lourd de deux condamnations pour des affaires de stupéfiants. Dont l'une en 2006 à quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis mise à l'épreuve, et une autre datant de 2007 à trois mois de prison ferme. «Je suis toxicomane et j'ai du mal à arrêter», a déclaré le prévenu devant ses juges hier. La drogue aurait été achetée la veille «sur une terrasse de la place Gambetta», version à laquelle le parquet ne croit pas. Emmanuel Glochon a dit qu'il avait désormais «besoin d'une cure en milieu fermé» pour décrocher de la cocaïne. La vice-procureure Christine Le Crom estime pour sa part que le prévenu ferait preuve d'une certaine mauvaise foi car il aurait avoué par ailleurs «ne pas être dépendant» et seulement «consommateur de stupéfiants dans un cadre festif». «Le jour où les maisons d'arrêt auront les moyens d'assurer le suivi psychiatrique et psychologique des détenus, les choses se passeront mieux pour les gens qui sont dans la même situation que mon client», relève l'avocat de la défense. La représentante du parquet a requis un an de prison ferme ainsi que la révocation d'un précédent sursis. Le tribunal ne prononce qu'une peine de six mois de prison ferme, mais révoque le sursis d'une durée d'un an. Le coupable a été conduit directement en maison d'arrêt à l'issue de sa comparution. Son incarcération n'a pas été entravée par le mouvement de grogne des surveillants de la prison.
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