4 juillet 2009
Hier soir, à l'occasion du conseil municipal, les salariés de l'entreprise Kelt, en grève depuis quatre jours, ont occupé les marches de l'hôtel de ville, à l'arrivée des élus.
Après avoir échangé avec des élus de la Gauche vannetaise sur les marches de l'Hôtel de ville, hier soir, les salariés de l'entreprise Kelt ont rejoint la salle du conseil municipal où le maire, François Goulard, les a accueillis. Il leur a indiqué qu'une question concernant leur situation était à l'ordre du jour, en fin de conseil.
«Qu'allez-vous engager pour sauver Kelt?»
C'est Nicolas Le Quintrec, leader de la Gauche vannetaise, qui a pris la parole pour interroger le maire. «L'annonce de la fermeture de l'usine Kelt est un coup dur pour les 68 salariés et leurs familles. Nous trouvons étonnant qu'aucune information n'ait été faite en commission, alors que vous étiez au courant des difficultés de l'entreprise. Qu'allez-vous engager pour sauver Kelt?» «Nous abordons toujours ici des sujets sérieux, mais celui-là est grave, et seul l'intérêt des salariés doit nous animer. Si l'intervention d'une collectivité territoriale peut s'avérer utile, dans le cadre des lois, elle sera menée. Puisqu'il s'agit d'une question économique, c'est du ressort de la communauté d'agglomération. Nous avons entamé des contacts avec le conseil général et nous le ferons aussi avec la Région. C'est évident, que les collectivités territoriales iront au maximum de leurs possibilités d'intervention», a souligné François Goulard. Le maire a indiqué que «la situation n'est pas classique puisqu'elle existe dans le cadre d'un groupe. Il s'agit d'un chef d'entreprise qui décide de fermer un site au profit d'un autre; on n'est donc pas dans une situation de dépôt de bilan».
«Nous n'avons pas de solution toute faite»
François Goulard a précisé qu'il était bien au courant des difficultés du groupe et de l'entreprise. «Mais nous ne pouvions pas anticiper sur des décisions qui appartiennent au chef d'entreprise. D'autant qu'il a le devoir d'en informer d'abord ses salariés». «J'ai échangé avec le chef d'entreprise et essayé de mesurer ses intentions. Il maintient sa position. Une autre solution pourrait être possible, mais nous sommes dans une conjoncture difficile, l'industrie du nautisme connaît une crise sévère. Nous n'avons, hélas, pas de solution toute faite».
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