16 juin 2009
David Reynaert a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis. A cela s'ajoute une mise à l'épreuve de deux ans avec obligations de soins et interdiction d'entrer en contact avec sa compagne. Hier, le Pontivyen de 35 ans est passé devant le tribunal correctionnel de Lorient dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Le père de famille qui est arrivé libre devant le tribunal, en est reparti libre car les magistrats n'ont pas totalement suivi les réquisitions de la substitut du procureur qui demandait son placement sous mandat de dépôt. Dimanche 9 juin, à deux reprises en l'espace de quelques heures, sa concubine s'est rendue à la gendarmerie après avoir été victime de violences de sa part. A son deuxième passage, elle s'est décidée à porter plainte. Elle présentait à la fois une fracture du nez et des contusions à la lèvre et au thorax, lui occasionnant 15 jours d'interruption de travail.
Des violences répétées
Hier, devant le tribunal le père de famille a reconnu ses excès de violence. «Je suis prêt à payer pour mon erreur... », dit-il. Mais, il essaie de se trouver des justifications. Il estime qu'elle ne s'occupe pas suffisamment de leur enfant. «J'ai craqué, j'ai fait n'importe quoi... », convient-il. Du côté de la victime l'heure n'est plus à la complaisance. «Cela fait quatre ans et demi que je le connais et qu'il me tabasse», raconte la jeune femme. Elle poursuit, «à chaque fois que je voulais le quitter, il disait qu'il allait me tuer». Au mois de décembre, elle était pourtant bien décidée à cesser la vie commune et une démarche auprès du juge aux affaires familiales avait été faite. «Mais en février, il a essayé de m'étrangler pour m'obliger à retirer ma demande... », explique la mère de famille. Elle avance avoir été victime d'une trentaine d'épisodes de violences de sa part.
«Un couple qui n'arrive pas à se séparer»
La substitut du procureur, rappelant qu'il s'était déjà montré violent avec son ex-femme, a estimé avoir affaire «à un homme dangereux qui n'a aucune remise en cause et aucune réflexion sur les violences commises». C'est pour cela qu'elle souhaitait son incarcération immédiate mais elle n'a donc pas été suivie par le tribunal. L'avocat du Pontivyen a, lui, parlé d'un couple «qui n'arrive pas à se séparer». En ressortant du tribunal, le couple n'a pas caché, cette fois, qu'il en était fini de leur vie commune.
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