6 mai 2009
Hier, à l'occasion de la Journée internationale de la sage-femme, elles étaient mobilisées pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur profession. Un mouvement national suivi aussi à Lorient.
Les affichettes sont apposées sur la vitre de leur bureau, «Sages-femmes en grève». Sur leur tenue de travail, rayée rose et blanc, de discrets badges font également passer le message. Les sages-femmes du pôle femme-mère-enfant de Lorient ont suivi hier, tout en tenant leur poste, le mouvement national de protestation lancé par plusieurs organisations syndicales.
Métier assez méconnu
Ce mouvement avait lieu symboliquement lors de la Journée internationale de la sage-femme. «Cette journée, c'est l'occasion pour notre profession de se faire connaître», explique Mylène Paugam, une sage-femme gréviste. «Car notre métier est assez méconnu. Pourtant, nos compétences sont sans cesse élargies depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui, une sage-femme en milieu hospitalier ou en libéral peut suivre une grossesse normale de sa déclaration jusqu'à l'accouchement, faire les échographies, mais également le post-partum. Mais nous pouvons aussi faire le suivi gynécologique d'une patiente qui n'est pas enceinte. Nous sommes une profession médicale, nous pouvons faire des prescriptions...»
Situation inégalitaire
Un champ de compétences qui s'élargit alors que dans le même temps, la France compte de moins en moins de gynécologues. «Nous sommes ravies de pouvoir nous occuper autant des femmes et des mamans, et que l'on reconnaisse nos compétences et donc nos formations», souligne Françoise Jaouen, l'une des sages-femmes qui suivait également hier le mouvement. Mais c'est aussi là où le bât blesse. «Notre formation hospitalière qui dure cinq ans n'est reconnue que comme un bac +3. Nous voulons qu'elles soient reconnues comme cinq années d'études universitaires», expliquent-elles. «Notre première année, depuis 2001, est désormais commune à l'université avec les médecins et les chirurgiens dentistes et validée par le même concours. Aujourd'hui, la profession de sage-femme est la seule profession médicale à ne pas être intégrée au sein de l'université. Nous trouvons cette situation inégalitairealors que, en milieu hospitalier mais aussi en libéral, nous avons un rôle majeur». Un rôle majeur que les sages-femmes voudraient justement voir valorisé et reconnu.
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