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Lorient ville

Interpellations houleuses : plainte contre la police

17 juin 2009

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La nuit de vendredi à samedi a été très agitée au Petit-Paradis lors de l'intervention d'un équipage de la Bac (brigade anticriminalité). Vers minuit, la police a dépêché une patrouille dans le quartier à la suite d'une bagarre. Peu de temps auparavant, un habitant de la rue de Belgique, excédé par le bruit de deux noctambules, avait été pris à partie et frappé par les deux hommes. Lors de l'altercation, l'un des deux agresseurs, très énervé, s'était entaillé une main en brisant une vitrine. À partir du signalement de la victime, les policiers ont repéré les auteurs présumés de l'agression rue Henri-Rolland. Mais la situation a rapidement dégénéré. Face à la colère de membres de la famille du blessé soutenus par des riverains, les policiers ont fait appel à des renforts. Les forces de l'ordre ont ensuite procédé à cinq interpellations, dont les deux agresseurs présumés et le père du jeune blessé à la main.

Une version policière contestée

Placés en garde à vue, ils sont ressortis samedi soir après avoir été entendus pour des faits de rébellion, outrage et violence. Mais le père conteste cette version des faits et dénonce une opération aussi musclée qu'injustifiée. Il affirme avoir été frappé, mis à terre puis menotté alors qu'il se rendait à son garage pour prendre son véhicule et conduire son fils blessé aux urgences. «Il était très virulent. Il est parti chercher son chien», affirme-t-on du côté du commissariat. «L'attente des sapeurs-pompiers mobilisés ailleurs a été jugée trop longue par les témoins. Elle a alimenté l'incompréhension et l'énervement», ajoute la police. De son côté, le quadragénaire a décidé de porter plainte contre les policiers auprès du procureur de la République. «L'intervention de la police n'a pas calmé la situation. Au contraire, elle l'a envenimée», déclare une voisine qui a décidé de soutenir la démarche du père. Ce dernier a joint à son courrier au procureur de la République, un certificat médical, des photos de son visage marqué par des ecchymoses et les témoignages de sept voisins dénonçant les agissements des forces de l'ordre.

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