30 mars 2009
Les trois intervenants d'origine africaine, lors de la conférence, hier, au Coat Kaër, sur le thème de l'immigration, avaient d'autant plus de distance pour parler du sujet qu'ils ont délibérément choisi... de ne pas rester en France. Tous les thèmes abordés dans sa pièce par Djibril Goudiaby (voir ci-dessus) ont été affinés par l'acteur lui-même, son technicien, Boubou, ainsi que par le journaliste de RFI, Serge Daniel, dont le livre récemment paru, «Les routes clandestines», raconte son enquête de quatre ans parmi les clandestins en quête d'immigration. Trois personnes qui ont bien pris conscience que le «pillage» qui touche tous les domaines économiques existe aussi concernant les diplômés. Les chiffres avancés paraissent aberrants: il y a plus de médecins béninois à Paris que dans tout le Bénin. Il y a également plus de Français installés au Sénégal que de Sénégalais en France et certains industriels emploieraient, en pleine conscience, des clandestins qui leur coûtent moins cher.
Co-responsabilité
Les trois intervenants de la conférence, qui admettent la co-responsabilité des gouvernements occidentaux et africains, proposent des solutions collectives à ce phénomène historique et irréversible: une ouverture plus souple des frontières qui permettrait des va-et-vient et ainsi moins de départs au sein d'une même famille et surtout une coopération décentralisée qui développerait des projets communs entre les collectivités locales des deux continents.
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