19 mai 2009
Le Centre de soins de Concarneau a fêté ses 30 ans vendredi, lors de son assemblée générale. Retour sur les grandes dates avec Claude Garin, cofondateur de l'association qu'il a présidée jusqu'en 2008.
Dans quelles conditions est né le centre de soins?
«C'est suite à la demande des Petites Soeurs de l'Assomption, que le centre a vu le jour. Les membres de cette congrégation envisageaient de mettre un terme aux soins à domicile qu'elles prodiguaient, mais elles souhaitaient néanmoins que ce service continue à profiter à la population. À l'époque, leurs patients étaient les seuls à pouvoir bénéficier du tiers payant. Pour pouvoir continuer à offrir ce service, il fallait créer une association. Les soeurs ont donc contacté un certain nombre de personnes, des particuliers, des politiques... Les statuts ont été élaborés en octobre1977. Cinq mois plus tard, le premier conseil d'administration entérinait la création du Centre de soins de Concarneau et de ses environs. La première vraie assemblée générale a, elle, eu lieu en 1979, c'est cet anniversaire que nous célébrons cette année».
Les débuts ont-ils été laborieux?
«Oui. On a commencé avec une seule infirmière et une secrétaire qui ne travaillait que quelques heures. Heureusement, pour le démarrage, les Petites Soeurs de l'Assomption avait laissé du matériel. Il a aussi fallu trouver un local. Le premier était situé rue Bayard. Nous y sommes restés jusqu'en 1982, date à laquelle nous avons déménagé place du Général-de Gaulle, au nº6. De là, on a intégré l'ancienne mairie. C'est en 2002 que le centre de soins s'est installé dans les locaux du quai Carnot».
Quelles ont été les principales évolutions de la structure?
«Dès 1983, nous avons créé un service de maintien à domicile pour les personnes âgées, le SADAPA aujourd'hui devenu le SIAD. Création qui a permis l'embauche des premières aides-soignantes. 18 lits étaient concernés en 1983, aujourd'hui dont nous en totalisons 40 auxquels s'ajoutent cinq réservés aux personnes handicapées».
Et en ce qui concerne le personnel?
«Au fil des ans, les effectifs ont augmenté. Nous avons recruté une directrice, une infirmière coordinatrice de soins. En 2004, une diététicienne a rejoint le centre. Elle intervient sur notre secteur mais également dans le canton de Briec. Les rémunérations ont également évolué, ce qui a permis d'avoir un personnel plus stable. Nos équipes soignantes sont parfois confrontées à des cas difficiles. Elles bénéficient, au besoin, de l'intervention d'un psychologue. Une infirmière qui travaille ici a l'assurance d'être épaulée».
Quels sont vos projets?
«Trouver des locaux plus grands, plus adaptés. Ici nous sommes trop à l'étroit. Nous envisageons, rapidement, la mise en place d'une garde alternative de nuit pour les personnes seules. Mené en collaboration avec le CCAS, l'hôpital, le conseil général et différents partenaires, ce dossier pourrait aboutir en janvier prochain. Autre projet, encore au stade de l'ébauche, une enquête de satisfaction auprès des familles et des malades. Une démarche, via un formulaire qu'on avait déjà entreprise au niveau du SIAD».
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