letelegramme.com

 

Concarneau

Pascal Piriou : «Nous ne devons pas nous endormir»

8 mai 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Président du directoire, Pascal Piriou entend ne pas subir un éventuel ralentissement d'activité lié à la crise. Pour cela, le groupe se positionne sur d'importants appels d'offres.



Construire le prototype à Concarneau et les deux autres au Vietnam: cette formule s'imposait-elle?
La réalisation les trois thoniers à Concarneau uniquement aurait représenté un surcoût d'environ 20%, d'où d'évidentes contraintes budgétaires pour l'armateur. Mais cela représentait aussi, pour nous, d'importantes contraintes techniques: il aurait fallu tirer un trait sur le roulier pour la Gironde et le palangrier de Pêche avenir. Nous pensons que cette formule, le prototype ici et le reste de la série à l'extérieur, a de quoi convaincre la clientèle. C'est aussi une nouvelle façon de protéger Concarneau, en renforçant sa place de pôle d'ingénierie. De toute façon, dans notre esprit, les sites extérieurs ne sont pas en concurrence avec Concarneau.

Le groupe Piriou ressent-il les effets de la crise?
Nous achevons les commandes prises en 2006-2007, d'où un pic d'activité remarquable depuis plusieurs mois. Cela va se calmer, permettant aux équipes de souffler, avant d'attaquer le sablier de la Cetra au second semestre, pour une livraison en juillet2010. Il s'agit maintenant de prendre des commandes pour l'an prochain: la fête d'aujourd'hui ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Nous ne devons pas nous endormir. Nous nous sommes positionnés sur deux appels d'offres importants, celui du GIE dragages ports pour deux nouveaux bateaux (ndlr: deux dragues d'une capacité de 1.500 et 2.600m³), un autre portant sur un roulier pour le département du Finistère.

Existe-t-il de nouvelles perspectives à l'étranger, notamment en Algérie?
Nous avons remporté l'appel d'offres pour les arrêts techniques de cinq remorqueurs algériens. Parallèlement, les ports du pays ont lancé un appel d'offres pour des remorqueurs de 45, 70 et 130 tonnes, auquel nous répondons. Nous tirons la ficelle de manière classique: faire nos preuves dans la réparation pour ensuite, un jour, convaincre par notre volet construction. Nous avons aussi été sollicités pour reprendre un outil de réparation existant (ndlr: à Oran). Nous avons fait acte de candidature, le processus est à son commencement. La démarche est la même que celle qui a prévalu à l'implantation sur l'île Maurice: il n'est pas naturel que les remorqueurs algériens viennent à Concarneau, d'où la solution locale. Mais tout cela entre dans le cadre d'une relation globale avec le client.

Lire aussi en page 7

  • Recueilli par R.P.
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R