3 juillet 2009
L'île Tristan devrait retrouver sa sérénité début octobre, date avancée de la fin des travaux. Pour Thierry Chauvin, responsable technique, ce chantier est un exemple en matière de Haute qualité environnementale (HQE).
Commencés il y a maintenant trois ans, les travaux sur l'île Tristan ne devraient plus durer que quelques mois.«En permanence, nous nous sommes montrés attentifs aux impératifs de l'île, tout en préservant ses aspects économiques et culturels», rappelle Thierry Chauvin, responsable technique. «Nous obéissons à une constance qui est: insularité, environnement et maintenance», dit-il.
Quand économie rime avec écologie
Dans la réfection des bâtiments, tout a été pensé pour réduire les dépenses énergétiques. À l'intérieur comme à l'extérieur, le choix des matériaux et des techniques a été essentiel. «Une citerne alimentera en eau les bâtiments, des robinets économes sont prévus pour minimiser les dépenses. Une pompe à chaleur produira eau chaude et chauffage. Quand le budget le permettra, les fours seront équipés de panneaux photovoltaïques pour fournir à l'île sa propre électricité», commente Thierry Chauvin. L'assainissement de l'île sera assuré par un système de filtrage des eaux usées par des fibres de coco. «Il faut savoir que jusqu'au mois de mars, l'île n'avait pas de système d'assainissement!», fait remarquer Thierry Chauvin.
Un lieu de travail
L'ancienne conserverie accueillera les nouveaux bureaux du Parc marin ainsi qu'une salle communale publique. «Un plateau paysager et différents postes de travail ont été imaginés», décrit Thierry Chauvin. «Huit personnes seront amenées à travailler dans ces bureaux avec vue sur mer!» Dans le bâtiment Kerjacqueline, le rez de quai sera réservé au laboratoire d'analyses des eaux et au stockage du matériel, le rez-de-jardin au lieu de restauration et les combles divisées en deux chambres et un studio en cas de besoin. «Nous avons voulu être fonctionnellement cohérents», résume Thierry Chauvin. Les travaux de réhabilitation de l'île Tristan auront coûté à ce jour 700.000EUR HT, avec un surcoût estimé à moins de 5%. La livraison prévue pour début octobre peut satisfaire Thierry Chauvin: «Les entreprises locales ont joué la carte du travail en commun. Les différents corps de métiers sur place ont créé une véritable émulation». Par ailleurs, une réflexion est en cours sur l'acquisition d'un nouveau bateau (de type barge). Un achat qui pourrait bien trouver écho dans des projets touristiques.
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