2 mai 2009
Jeudi soir, c'est le plan social pour 44salariés d'Asteel qui a ouvert la séance du conseil municipal. Les élus sont unanimes pour étudier la manière de les aider.
L'actualité sociale de l'entreprise Asteel a largement bousculé l'ordre du jour du conseil municipal. Logique car quelques heures avant la séance, tombait la nouvelle du plan social concernant 44 salariés de l'entreprise installée à Lannugat (site: letélégramme.com). Et c'est en ouverture de ce conseil qui a, par ailleurs, voté tous les points de l'ordr
e du jour, que le premier adjoint et président de la communauté de communes, William Boulic a fait le point sur la situation.
«Un chiffre d'affaires divisé par quatre»
Parlant d'une entreprise se trouvant dans une situation économique délicate, «dans un contexte économique difficile», William Boulic en a retracé l'histoire. En substance, le président de la communauté de communes a rappelé «la constante baisse du chiffre d'affaires d'Asteel, divisé par quatre depuis 2005». Asteel a vécu des coups durs comme «l'abandon, en 2007, par Lagassé». La conséquence de ces difficultés se retrouvant dans «l'annonce d'un plan social pour 42 salariés en mars2008qui est devenu effectif pour 13 d'entre eux». Les espoirs de relance pour la fin 2008 et le début 2009n'ont pas été suivis d'effet dans un contexte général de crise économique surtout pour l'automobile; un marché important pour Asteel. Fin 2008, Asteel a donc «fait un atterrissage difficile».
«Réduction d'effectifs»
Depuis ces alertes, la communauté de communes a participé à de nombreuses réunions «avec la direction de l'entreprise et les représentants des salariés». D'un côté, «la direction nous a toujours dit qu'elle voulait rester à Douarnenez». Mais de l'autre, «elle assure aussi que la survie de l'entreprise passe par une réduction d'effectifssur le site». Dès lors, «en se restructurant, la société pourrait se garantir un chiffre d'affaires de 7MEUR; ce qui permettrait d'assurer du travail à environ 80 salariés». William Boulic précisant toutefois: qu'il «n'en savait pas plus».
Aides concrètes
Ces réunions et notamment «celle d'avril dernier avec les représentants de l'État, la Direction du travail et de nombreux services», ont permis de «voir ce qu'il était possible de faire pour accompagner les personnes concernées». Plusieurs pistes: «L'État va intervenir auprès des banques et des services fiscaux pour des mesures financières». De même, «la Direction du travail est d'accord pour mettre en place les aides au chômage et voir ce qu'il est possible de faire en emplois aidés». Ces emplois, dans les domaines sociaux ou associatifs, pourraient conduire «dans les deux ou trois ans à des emplois pérennes». Enfin, la communauté de communes, propriétaire des locaux d'Asteel, «veut bien faire un effort sur le loyer (NDLR: 70.000 EUR par an) à condition que cet effort revienne aux salariés». En résumé: «Nous ferons tout ce que nous pourrons». Tous les élus ont dit la même chose et c'est dans la plus grande gravité qu'a débuté ce conseil municipal.
À suivre
Saint-Brieuc ville. La ville verse 5.000 EUR aux salariés
Kermarron. «Ciné-café pain-beurre» demain
Kermesse des déchets. Les temps forts de la journée
Les loisirs du week-end
Fêtes maritimes. Les îles du Ponant à l'honneur
Aujourd'hui
Infos services
«Alerte à l'Ouest». Une pétition de 1.600 signatures
À savoir
Affaires maritimes. Un cargo turc retenu en baie
Kermesse des déchets. Demandez le programme!
Vente directe de poisson. Table ronde constructive
Aujourd'hui
Football. La Ville renvoie la balle à la Stella-Maris