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Carhaix

Producteurs laitiers. Levée du blocus en fin de journée

26 mai 2009

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«Journée blanche» oblige, près d'une centaine de producteurs laitiers s'est retrouvée, hier dès 6h, devant les grilles de l'entreprise Entremont afin d'y témoigner leur mécontentement. Avant un retour à la normale en fin de journée.

Les producteurs carhaisiens n'ont pas manqué à l'appel de cette «Journée blanche», deuxième journée de mobilisation nationale des producteurs laitiers en moins d'une semaine. Dès 6h du matin, ils étaient déjà une petite vingtaine à se tenir devant les grilles du site carhaisien du groupe Entremont-Alliance pour protester contre la soudaine baisse du prix du lait, à l'appel de la FNSEA. «C'est bien simple: à productions équivalentes, j'ai perçu 7.000EUR de moins en mars2009 qu'en mars2008», explique Pascal Prigent, producteur à Plougonven. Sa situation, tous les producteurs présents à Carhaix, hier, la partagent. Ce qu'ils espéraient? «Que les entreprises et les pouvoirs publics fassent un geste. Car avec un litre de lait qui vaut à peine vingt centimes, on ne s'en sort pas. Nos coûts de revient dépassent largement ces sommes».

«À Bruxelles de jouer»

Hier matin, la direction du site carhaisien d'Entremont expliquait ne rien «pouvoir faire» pour améliorer la situation des producteurs. «C'est à Bruxelles de jouer», expliquait même Pierre Le Corre, directeur du site carhaisien. «Les producteurs de lait ne sont pas là pour bloquer uniquement notre entreprise, mais toutes les entreprises laitières de France. Le déblocage de la situation n'est plus de notre ressort. Et ça, tout le monde l'a bien compris», continuait-il, confiant. Un discours qui, visiblement, n'allait toutefois pas faire long feu: vers 10h30, d'autres producteurs de lait bloquaient le second accès au site, brûlant cartons et palettes. En fin d'après-midi, l'ensemble des producteurs présents n'attendait plus que la position du groupe. «Nous ne demandons qu'une reprise des négociations avec les industriels et les pouvoirs publics, autour d'une même table», continuait Pascal Prigent. Vers 17h, la direction d'Entremont était à même d'annoncer aux producteurs que l'entreprise «participerait bien aux discussions interprofessionnelles». Celles-ci devraient intervenir dans la semaine. En attendant, le blocus de l'entreprise carhaisienne pouvait être levé. Jusqu'à quand? Réponse dans les jours à venir.

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