9 avril 2009
L'assemblée est exclusivement masculine, ce matin-là, à la Maison des associations de l'île de Batz. Beaucoup arborent l'écusson de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, d'autres sont des professionnels de la Fédération départementale des chasseurs. Cette réunion avait pour but de regrouper les bagueurs colombidés de Bretagne et du pays de la Loire. Le sujet concerne les oiseaux sauvages et sédentaires, entendons, le pigeon colombin, le pigeon ramier, les tourterelles turques et les tourterelles des bois. Tous ces hommes, habituellement prospectent, recherchent dans les forêts, les arbres, les haies, les cavernes ou dans les maisons abandonnées, des nids et baguent les petits poussins découverts. Le but étant de suivre l'évolution, et la dispersion de ces oiseaux. «Nous leur mettons une bague du Muséum national d'histoire naturelle aux pattes, avec un numéro permettant d'identifier chacune des bêtes», déclare Hervé Lormée, de la Direction des études et de la recherche. Ce réseau existe depuis dix ans, et permet de comprendre les mouvements et le taux de survie des espèces. L'année dernière ne fut pas bonne, en raison des conditions climatiques assez mauvaises, peut-on entendre dans l'assemblée. Ces oiseaux super-casaniers, «a priori» meurent à quelques mètres ou kilomètres de là où ils sont nés. «Même s'ils ont bougé durant leur vie jusqu'à 300 ou 400km de là».
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