26 avril 2009
Parce que l'équipement ménager inclut forcément la machine à laver dans les familles modernes, le lavoir n'avait plus vraiment raison d'exister, hors la nostalgie pour les anciens et la beauté du bâtiment à préserver. Devenu patrimoine historique pour la commune, celui de Guimaëc a été restauré il y a peu, havre de paix avec comme bruit de fond le murmure régulier de l'eau. Surprenant pourtant, on aperçoit de temps à autre quelques lavandières «contemporaines» qui viennent laver leur linge. Et pas pour faire de la figuration!
Un lieu paisible
Savon et brosse ressortent, les rebords en pierre servent de planche à savonner... Sur le passage couvert qui court autour du grand bassin ouvert aux eaux de pluie, on reconnaît des marques en creux, profondes: ce sont les traces des sabots et de leur lourd piétinement, au temps où les femmes n'avaient pas le choix certes mais où le nettoyage du linge était un rendez-vous privilégié assorti de bavardages et de chants! Vendredi matin, jour de marché, sous le soleil, c'était Lili qui frottait joyeusement son linge au lavoir. D'origine morlaisienne, ayant passé sa vie professionnelle dans les laboratoires du lycée, jeune retraitée, elle vit depuis quelques années à Lanmeur et a découvert ce lieu paisible, harmonieux, proche de la nature et pourtant inscrit au sein de la ville.
Se contenter du minimum
«Pour entendre l'eau qui coule, me sentir avec les gens dans un lieu tranquille. Et puis, le linge s'use moins, il est plus lumineux», explique-t-elle. Ce n'est pas une question de confort puisqu'elle a une machine à laver, mais une façon de se prouver qu'on peut se contenter du minimum et sans polluer. Quelques autres habitantes ont aussi retrouvé le chemin du lavoir.
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