11 mai 2009
Allemagne, Italie, Portugal, Pays-Bas, Espagne, Pologne avaient leur stand sur la place de la Liberté pour la Journée de l'Europe, mais aussi la Turquie. Une candidate qui n'est pas passée inaperçue.
L'initiative de la Maison de l'Europe de réunir des représentants de différents pays de l'Union, place de la Liberté, samedi, était certainement la meilleure façon de rappeler les prochaines élections européennes du 7juin sans faire fuir le chaland. L'accueil était chaleureux, le ton était à la découverte, aux jeux et aussi à la dégustation de gâteaux de toutes origines.
Vingt-trois langues et trois alphabets
«Nous sommes venus nous informer sur la vie dans les différents pays de l'Union et rencontrer les Européens de toutes origines qui vivent à Brest. Au passage, on découvre aussi les produits locaux, les musiques et danses des pays. La présence de la Turquie m'étonne un peu, mais après tout, une partie de leur territoire est en Europe et puis ils font partie de l'Otan. Cette journée donne aussi des idées de voyages», déclare Odile, retraitée. Et il est vrai que nombre de visiteurs étaient là pour le plaisir de la découverte plus que dans l'idée d'une réflexion sur les élections. Une petite plaquette du Parlement européen était là cependant pour rappeler que les Français vont élire 72 députés pour cinq ans sur les 736 députés au total qui travaillent dans 23 langues et trois alphabets! La Maison de l'Europe invitait les Brestois à rendre visite à chaque stand et participer à un quiz: «Connaissez-vous vos voisins européens?». Pour la Turquie, il était question du saz, un instrument de musique de la famille des luths. Mais, sur le stand, on pouvait aussi découvrir un jeu: le tavla, qui est la version turque du jeu de backgammon. «C'est un jeu plus que millénaire, qui est très populaire en Turquie, on y joue dans tous les cafés. Il s'agirait en fait d'un jeu d'origine iranienne, tous les chiffres utilisés sont d'ailleurs en langue iranienne», explique Orhan Bas, président de l'association Langues du Bosphore et administrateur de la Maison de l'Europe.
«Les gens ont peur de ce qu'ils ignorent»
«Je me considère comme un Européen franco-turc. L'expression ?Français d'origine turque? est trop réductrice dans un sens ou dans l'autre». Certes la Turquie n'est pas encore dans l'Europe, mais elle est officiellement candidate et c'est à ce titre qu'il a voulu être présent. «La campagne contre la candidature de la Turquie est très mal vécue par les franco-turcs. À chaque élection, on assiste à une campagne de dénigrement, la Turquie est agitée comme un épouvantail. Mais les gens n'ont peur que de ce qu'ils ignorent, c'est pourquoi c'est important d'aller au-devant de la population. Tout passe par le dialogue». Et l'opération séduction était plutôt réussie, entre les pâtisseries, le thé et les danses interprétées par les jeunes du groupe Destan. Une soixantaine de familles d'origine turque sont installées à Brest et 450.000 dans l'Hexagone.
Assises de la mer. Avis de grands frais
Rock. Lazhar ne trompe pas son monde
Commerces du centre-ville. Ouverts le 20décembre?
Débat. Coaching sportif: «Les conditions de la réussite»
Précaires. Irruption au cours du professeur Cuillandre
Union maritime. Un lien indispensable
Foot. Trois bonnes raisons d'aller voir Brest-Istres
Cale sèche. Un des plus gros méthaniers du monde à quai
Océanopolis. «Les cétacés, de l'espèce à l'habitat»
Nicole Croisille. De moins en moins chabadabada chabadabada
Laurent Arzur : «Je voulais savoir comment on passait de l'amateurisme au professionnalisme»