5 juillet 2009
Des échanges d'étudiants et d'enseignants entre les écoles d'arts de Brest et de Bamako, au Mali, se déroulent depuis cinq ans. Une convention aété signée hierpour les développer.
Depuis cinq ans, des professeurs de l'École supérieure des arts de Brest (Esab) participent à des échanges avec le Conservatoire des arts et métiers multimédias (Camm) «Balla Fasseke Kouyate» de Bamako, au Mali.
Une référence en Afrique
Une convention a été signée hier par Gaëlle Abily, adjointe au maire chargée de la culture, et Abdoulaye Konate, directeur général du Camm, en présence de Rémy Fenzy, directeur de l'Esab, afin de consolider et développer ces échanges dans les années à venir. «Le conservatoire de Bamako est une référence en Afrique, c'est une école phare qui dispose d'infrastructures exceptionnelles et qui mène des expériences pédagogiques innovantes», explique Catherine Delvigne, professeur d'histoire de l'art à l'École régionale d'art de Dunkerque et présidente de l'association Bois sacré. Cette association, née il y a sept ans, est le support des échanges avec Bamako et elle rassemble onze écoles, principalement dans la moitié nord de la France, dont celle de Paris 1. Les enseignants français réunis dans le réseau de Bois sacré vont régulièrement à Bamako par groupes de deux pour donner des cours durant 15 jours. Le prochain binôme est prévu en octobre. Un professeur malien a été reçu à Brest enrésidence l'année dernière et ila présenté une exposition.
Réunir écoles africaines et européennes
«Notre école est la première école supérieure du pays; toutes les disciplines artistiques sont représentées sur le même site des arts plastiques en passant par la danse, la musique ou le théâtre. Cela permet aux élèves de travailler ensemble sur des projets. La première promotion vient de sortir à l'issue de cinq ans de formation. Un concours d'entrée est ouvert après le bac; on ne prend que les dix premiers, c'est très sélectif. L'association Bois sacré est devenue l'une des racines de l'école qui est financée à 99% par l'État malien», explique Abdoulaye Konate, directeur général du Camm de Bamako. L'idée est d'exporter l'organisation malienne bientôt à Dakar et Abidjan. «Nous voulons rassembler de nombreuses écoles africaines et européennes pour des échanges autour de la formation».
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