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Brest ville

École navale. Entrée allégée

21 avril 2009

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Finis les (parfois) interminables contrôles à l'entrée. Depuis hier, à Lanvéoc, l'École navale fonctionne en accès libre en journée. Une barrière tombe.Et avec elle,les apriori ? La Marine l'espère.

Assumer sa spécificité militaire tout en limitant au maximum son effet repoussoir. Un équilibre que l'École navale, à Lanvéoc, vise depuis plusieurs années en martelant sa volonté d'ouverture au civil. Forte de quelques exemples probants retirés des collaborations régulières avec des scientifiques de l'UBO, d'Océanopolis, d'Ifremer et autres instituts brestois qui composent 60% de la recherche maritime française.

Moins de barrières administratives

Mais des prérequis sur la Marine, relevant plus ou moins de l'image d'Épinal, freinent toujours le mouvement. «Un espace cloisonné, militaire, peut rebuter un chercheur qui n'a pas cet esprit», reconnaît le lieutenant de vaisseau Gwenegan Le Bourhis. L'assouplissement du contrôle à l'entrée de l'établissement aura-t-il raison des plus fortes réticences? À voir. En tout cas, il devrait mettre un terme aux blocages administratifs: «Un enseignant-chercheur de Shanghai se trouvait dernièrement à Brest. Le faire venir supposait un tel protocole de contrôle et d'autorisations qu'il n'aurait pu rester que dix minutes. Impossible». Situation frustrante qui a conforté l'amiral Soudan, commandant de l'École navale, dans sa décision d'abandonner les contrôles des gendarmes maritimes à la porte principale. Depuis hier matin, étudiants, enseignants, chercheurs mais aussi entrepreneurs et, plus généralement, les personnels des 260 partenaires français et étrangers oeuvrant dans le monde universitaire, les laboratoires, le privé s'offriront l'économie d'un arrêt au poste d'accueil.

Pas ouvert aux quatre vents

De l'ordre du symbolique, cette décision ne signifie cependant pas que l'école s'ouvre aux quatre vents. Des restrictions s'observent. Horaires tout d'abord. L'entrée «plus libre» s'étale entre 7h et 20h. Et sans que ce ne soit affiché noir sur blanc dans le règlement, la déambulation de touristes dans l'enceinte scolaire pourra apparaître incongrue. «Comme sur n'importe quel campus, après tout», observe Gwenegan Le Bourhis. D'autant plus que l'école communique avec des sites de défense sensibles: la base aéronavale de Poulmic mitoyenne et, par voie maritime, la base navale de Brest et l'Ile-Longue. «D'ailleurs, les gendarmes maritimes auxquels nous épargnons désormais beaucoup de travail administratif iront renforcer ces points d'accès. Tout en maintenant leur mission de surveillance de notre site», prévient le lieutenant de vaisseau.

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