4 juin 2009
La Halde assure désormais des permanences à Brest et Quimper. Michel Cornec est à l'écoute de tous les discriminés avec une volonté: au-delà des discours, de l'efficacité.
Guy Chapron est l'un des 80employés permanents à Paris de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité). «Nous installons des correspondants locaux pour donner un visage à la Halde. Le contact direct est important pour aborder les dossiers toujours complexes de la discrimination». Le principe d'un correspondant pour 400.000 habitants a été retenu. Deux postes seront donc nécessaires dans le Finistère. Dans l'attente d'une nomination à Brest, Michel Cornec, 56 ans, ancien directeur général des services de la mairie et la communauté de Quimper, en préretraite, assurera jusqu'à la fin de l'année les deux permanences.
Travailler en réseau
«J'ai postulé suite à un appel à candidature de la Halde, explique-t-il. Je suis juriste de formation. J'ai choisi la Halde car c'est une Haute Autorité, ce qui représente une notion d'efficacité. Il y a aussi le mot lutte dans le nom. Nous ne sommes pas uniquement dans le discours et la conviction. Enfin c'est un poste local qui implique de travailler en réseau avec par exemple les défenseurs des victimes, du droit des femmes, etc. ».
81 dossiers finistériens en 2008
Michel Cornec, bénévole, assurera une permanence hebdomadaire à Brest et Quimper, sur rendez-vous. Il a déjà une petite idée de ce qui l'attend. Jusqu'à présent les Finistériens pouvaient saisir la Haute Autorité par courrier. En 2008, 81 dossiers sont ainsi remontés du Finistère. En moyenne, les dossiers concernent pour 29% des discriminations liées à l'origine, 21% des problèmes de santé ou handicap, 7% l'âge, 6% le sexe, 5% l'activité syndicale, etc. Ces dossiers concernent surtout l'emploi (50% dont 33% dans le privé et 17% dans le public), les biens et services (31%), le logement (7%).
«Une insulte ne suffit pas»
«De nombreux dossiers remontés à Paris ne relèvent pas de discrimination, souligne Guy Chapron. Pour qu'il y ait discrimination, il faut un acte (refus d'un emploi, d'un logement, de l'accès à un lieu) mais une opinion, une insulte ne rentrent pas dans ce cadre». «Nous sommes tous potentiellement des discriminés, ne serait-ce que par l'âge, ajoute Guy Chapron. Un exemple, dans les petits bassins d'emploi ou les petites villes, il y a une pratique courante dans les services publics, les grandes entreprises de réserver les emplois d'été, les stages, aux enfants du personnel. Les jeunes des quartiers sensibles ne peuvent souvent pas y avoir accès. Le piston est un cas de discrimination».
Pratique Permanence, surrendez-vous à prendrepar téléphone, au06.43.40.08.62. ou par courriel: michel.cornec@halde.fr Permanence à Quimper: lemercredi matin, de 9h à12h, à la Maison départementale des personnes handicapées 1C, rue Félix-Le Dantec, Créac'h-Gwen. À Brest: le mercredi après-midi, de 14 à 16h30, à la Caisse d'allocations familiales, 1,rue de Portzmoguer.
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