29 janvier 2009
Dans un document, l'inspection d'académie annonce sa volonté de supprimer neuf classes de primaire et de maternelle à la rentrée 2009. Déjà, la résistance s'amorce.
Un coup de Trafalgar. Afin de préparer la consultation des instances réglementaires pour la construction de la prochaine carte scolaire entre le 24 et le 26février, l'inspecteur d'académie, Brigitte Kieffer, vient d'expédier un courrier aux écoles susceptibles de perdre ou de gagner des postes en septembre prochain. À Brest, pour les gains, c'est vite vu: le demi-poste de l'école de Kérangoff pourrait muter en poste plein et l'école Jacques-Prévert en gagnerait un. Point final, à la ligne.
22,5 classes en moins en deux ans?
En revanche, les pertes envisagées s'apparentent à une hécatombe. Aux yeux de l'inspection, il conviendrait de fermer un demi-poste à Kérargaouyat en maternelle, un demi-poste aux Hauts-de-Penfeld en maternelle, un poste en primaire à Langevin, un poste en primaire à Éluard, la Clis de Vauban, un demi-poste à Rostand, un poste à Freinet, un poste à Quizac, un poste en maternelle à Bugeaud, un poste en primaire au Pilier-Rouge et un poste en primaire à Jacquard. Fermez le ban et sortez la calculette: là où il n'est question que d'ouverture d'un poste et demi, 10,5 autres seraient rayés des tablettes. Soit une perte brute de neuf postes, auxquels il convient d'ajouter les 13,5 déjà éradiqués cette année. Certes, le nombre d'écoliers ti-zefs n'est pas à la hausse, mais quand même.
La mairie «sur les fesses»
Averti, Marc Sawicki, adjoint aux affaires scolaires, se dit «sur les fesses». À chaud, l'élu se gonfle de courage et fait savoir que «la réaction sera costaude. On va faire valoir nos arguments jusqu'à la fin février. Nous nous battrons pour essayer de tout sauver, mais il est évident que nous ne récupérerons pas tout». S'il considère «qu'une analyse école par école» sera à l'ordre du jour dès vendredi, Marc Sawicki entend tout de suite désigner le coupable, «le gouvernement qui sucre 13.500 postes d'enseignants. Depuis deux ans, on en prend plein la gueule, on détricote tout un système qui n'était pas loin d'être le meilleur au monde». Considérant que la majorité des postes menacés se trouve en maternelle, l'élu dit voir la manoeuvre et l'impossibilité pour nombre de groupes d'accueillir les enfants entre 2 et 3ans. À l'école maternelle Bugeaud de la place Guérin, la réaction s'organise elle aussi. À peine la mesure annoncée, les parents ont battu le rappel pour se retrouver vers 10h, aujourd'hui, devant les portes de l'école. Ils entendent entrer en lutte pour sauver la troisième classe de cette école récemment refaite dans un quartier qui accueillera, cette année, de nouveaux habitants.
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