26 mai 2009
1.000km de course à pied entre Saint-Malo et Sète: Gérard LeNy, cadre éducatif au collège Saint-Sébastien, mobilise son école autour de ce défi fou mais solidaire.
Quand va se dérouler cet ultramarathon, baptisé la Milkil? Du 16 au 28août. Je vais devoir parcourir en moyenne 85km par jour pour rallier l'arrivée dans letemps imparti de 288heures.Nous serons une petite trentaine au départ. L'an passé, sur 23 concurrents, 16 ont réussi ce périple.
Êtes-vous un fêlé du bitume? En quelque sorte car je pratique l'ultramarathon depuis dix ans. Je suis coprésident de «Courir à Sizun» où je demeure et membre de «Courir à l'infini». La Milkil ne devait comporter qu'une seule édition. Quand j'ai su qu'elle était reconduite, j'ai envoyé mon CV et j'ai été sélectionné. Un bonheur car, pour mes 40ans, je m'étais juré de faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Je m'entraîne quatreheures le samedi, cinqheures ledimanche. J'ai la chance d'avoir une famille qui n'a jamais mis de frein à ma passion.
Vous avez choisi de parrainer l'association Asperansa de Brest qui oeuvre pour faire connaître les réalités de l'autisme. Pourquoi cette cause? Cette année, quatre jeunes atteints d'une forme d'autisme sont scolarisés au collège Saint-Sébastien. Grâce à des professeurs volontaires, des aménagements de leur emploi du temps, je vois ces enfants progresser tous les jours, c'est merveilleux.
Vous avez même un comité de soutien dans cet établissement
? Il est très actif. À sa tête, Christiane Abiven, professeur, membre d'Asperansa et mère d'une fille autiste. Elle fera tout le parcours dans l'un des deux camping-cars qui m'accompagneront. Ce véhicule est prêté par le directeur de l'école, Philippe Gouriou. Tout est spontané, j'apprécie.
Comment se mobilisent les élèves?
Un groupe s'est formé pour réaliser l'affiche, rédiger des articles dans le journal de l'école, collecter des dons, participer à l'élaboration du fascicule qui sera distribué tout au long du parcours. Matthieu, un jeune autiste du collège, me suivra même à vélo durant quelques kilomètres.
Quelles sont les difficultés de cette épreuve? C'est une course sans assistance. Pas de logistique, pas d'hébergement, pas de ravitaillement. C'est pourquoi j'ai besoin qu'une intendance suive.
De quoi avez-vous encore besoin?
J'aimerais trouver un élève kiné-ostéopathe pour me suivre. Nous recherchons aussi des partenaires pour payer le carburant et des chaussures car je vais user quatre paires au cours des 1.000km.
Quel est votre rêve? Déjà réussir cette Milkil et, pour mes 50 ans, me lancer dans laTranseurope, une course mythique de 3.000km.
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