23 juin 2009
Des soins hospitaliers effectués à domicile et une prise en charge des coûts : c'est une première dans le secteur briochin. Une pratique mal connue par le public et les professionnels de santé.
L'association Hospitalisation à domicile (HAD) est une structure alternative à l'hospitalisation en milieu traditionnel. Elle permet d'assurer des soins médicaux et paramédicaux lourds au domicile du patient. Ces soins sont coordonnés entre les services hospitaliers, le médecin traitant et les professionnels de santé libéraux.
Un soutien médical et psychologique
L'HAD se veut polyvalente. Elle peut s'adresser à tous les assurés sociaux, quel que soit leur âge, pour des soins curatifs (1) ou palliatifs (2) pouvant être pris en charge à domicile. Il s'agit d'un établissement de santé, présidé par le Dr Thierry Simelière, chirurgien viscéral et digestif au centre hospitalier privé de Saint-Brieuc. L'organisme travaille avec des cabinets d'infirmières libérales et dispose de trois aides-soignants salariés. «La demande d'un patient en HAD doit être proposée sur prescription médicale d'un médecin hospitalier ou traitant. Mais l'accord du patient et de son entourage est également requis», explique le Dr Laëtitia Trossat, médecin coordinateur de la structure. Le délai d'admission se situe entre 24 et 72heures. Un contact est pris avec le médecin coordinateur et une infirmière coordinatrice de l'association. Ensuite, un plan de soins est établi et un dossier médical et social est mis en place. En effet, le patient et son entourage ne peuvent pas s'affranchir de soutien psychologique. Une assistante sociale et un psychologue peuvent ainsi intervenir chez les patients, «notamment lorsque le patient est en fin de vie, ajoute Laëtitia Trossat. L'entourage a besoin de ce soutien».
«L'hôpital à la maison»
Cependant, tout n'est pas pris en charge par la Sécurité sociale. Les médicaments, le matériel hospitalier, les honoraires des médecins et intervenants libéraux, le transport ambulancier et les examens de laboratoire le sont. En revanche, le matériel de prothèse, l'assistance d'auxiliaires de vie ou d'aides ménagères restent à la charge des malades ou de leur entourage. «Cette pratique d'hospitalisation offre beaucoup d'avantages, explique le Dr Simelière. Pour la Sécurité sociale, elle est moins onéreuse. Elle permet d'éviter une rupture du lien familial et de conserver les habitudes du patient. C'est l'hôpital à la maison.»
1. Soins d'accompagnement délivrés pendant la phase d'évolution d'une maladie grave. 2. Soins d'accompagnement de fin de vie. Pratique L'HAD assure une permanence téléphonique 7jours sur 7 et 24heures sur 24. Tél.02.96.77.25.14
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