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Chaffoteaux. 200 salariés à Paris

1 juillet 2009 - 1 réactions

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200 salariés de Chaffoteaux ont quité Saint-Brieuc cette nuit à 4h, à bord de quatre bus, en direction de Paris. Ils devraient se rendre à 10h devant le Novotel situé 4 rue Vaugirard dans le XVe arrondissement de Paris où se déroule le comité central d'entreprise d'ATG. A l'issue de cette réunion, ils connaitront leur avenir.
 

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1 réaction

  • Jacques Boutbien
    Chaffoteaux : Les vraies questions à se poser
    Jacques Boutbien 5 rue des camélias 22950 Trégueux Tél : 02 96 71 10 20 Email : jacques.boutbien@hotmail.fr Administrateur et Délégué aux médias de l'association « APL SAGP » « Association pour la promotion de la Société à gestion partagée » * « Chaffoteaux et Maury » : les vraies questions à se poser. Depuis l'annonce du projet de suppressions d'emplois à Chaffoteaux et Maury les réactions d'indignation ne finissent pas d'arriver dans les rédactions. Aussi légitimes et sincères soient-elles elles révèlent aussi, à leur lecture, l'incapacité et (ou) l'absence de volonté de leurs auteurs à affronter les vraies questions qui se posent à l'occasion d'un tel désastre social : La question de la limitation du droit de propriété dans le domaine économique et, celle centrale, du partage du pouvoir entre les actionnaires et les apporteurs de travail au sein de l'entreprise. Comment en effet ne pas voir au travers de ce qui arrive aux salariés de Chaffoteaux et Maury les incohérences manifestes et les discriminations du Droit actuel ? Etrange paradoxe en effet où le Droit de 2009 permet aux actionnaires de s'accaparer sans vergogne le fruit du travail et le savoir faire de milliers de salariés acquis depuis des décennies sans que l'on puisse le moins du monde s'opposer juridiquement à ces spoliations inadmissibles. Etonnant paradoxe aussi que le principal lieu de vie de la majorité des hommes et des femmes soit dispensé de toute exigence démocratique ? Alors que l'on parle de plus en plus de démocratie participative des citoyens, l'entreprise reste encore l'endroit par excellence où les salariés entre ... 8 et 18h n'ont pas voix au chapitre dans la prise de décision ! Ainsi, comment peut-on encore se satisfaire d'un code du travail ( article L.120-3) qui admette qu'un homme - l'apporteur du travail - soit juridiquement dans une relation de subordination permanente et structurelle vis-à-vis d'un autre homme - l'apporteur de capital - au nom du pouvoir que confère la propriété des moyens de production alors que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme signée par notre pays en 1948 affirme que « les hommes sont libres et égaux en droits et en dignité » ? Comment se fait-il que l'entreprise, collectivité humaine des apporteurs du travail et du capital ne puisse accéder juridiquement à la personnalité morale en lieu et place de la société représentative seulement des intérêts des actionnaires ? Comment se fait-il que le produit de la valeur ajoutée créé essentiellement par les apporteurs de travail - les salariés - soit accaparé et distribué uniquement selon le bon vouloir des seuls actionnaires ? Ce refus d'aborder frontalement un tel débat est d'autant plus surprenant que la question de la participation à la gestion des entreprises est un droit constitutionnel figurant dans l'article 8 du préambule de la Constitution de 1958. « Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la gestion des Entreprises » Mesdames, Messieurs les politiques !!! Au delà des récriminations justifiées concernant cette violence sociale ne serait -il pas plus efficace et plus constructif que vous dépensiez un peu plus de votre énergie dans des propositions législatives concrètes destinées à modifier le droit inique actuel concernant le pouvoir dans l'entreprise ? Voila au moins l'esquisse d'un beau programme au chapitre de la démocratie économique pour des partis politiques ... en panne d'idées et de doctrine. * L'association pour la promotion de la SAGP (APL-SAGP) regroupe des personnes d'horizons politiques divers (hommes politiques, universitaires, magistrats, syndiqués etc) dont le but commun est de promouvoir la gestion partagée au sein de l'entreprise.
    Ajouté le 1 juillet 2009 à 10h23
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