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Lannion

Le Dantec. Mobilisation contre la fonte des postes

1 avril 2009

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Selon les syndicats, cinq postes pourraient disparaître à la prochaine rentrée au lycée Le Dantec. Cinq suppressions de trop. Hier midi, une centaine de personnes ont manifesté leur inquiétude.

Si la fonte des glaciers inquiète plus d'un climatologue dans le monde, au lycée Le Dantec de Lannion, c'est surtout la fonte des postes qui tracasse. À l'appel des syndicats, professeurs, personnels et élèves, une grosse centaine au total, se sont réunis, hier à l'heure du déjeuner, à l'entrée du lycée. Quelques étudiants et personnels de l'IUT étaient aussi présents. Objectif: manifester contre de nouvelles suppressions de postes à Le Dantec, alors que le Comité technique paritaire académique, maître décisionnaire dans ce domaine, devait se réunir dans l'après-midi à Rennes.

Moins 53 postes

«Depuis 2004, pas moins de 46postes ont été supprimés au lycée général et technique, dont cinq supplémentaires annoncés pour la rentrée 2009. Sept postes ont disparu au sein du lycée professionnel, dénonce Jean-Pierre Lecoq (FSU). Le jeu de massacre continue. Ici comme ailleurs, le service d'éducation est attaqué!» Hier, pour marquer les esprits, des dizaines de cartons avaient été accrochées sur les grilles du lycée. Dessus, des silhouettes dessinées au crayon. «Elles symbolisent les disparitions de postes depuis six ans. Elles resteront là jusqu'à vendredi», précise Jean-Pierre Lecoq.

«On attaque l'ascenseur social»

La réduction des postes d'enseignement dans les lycées alarme les responsables syndicaux. D'autant plus, «qu'à partir de 2010, on nous annonce une augmentation des effectifs d'élèves.» Pour Lydie Colaert, responsable CGT Éducation au lycée professionnel, il est temps d'inverser la tendance. «Au lycée professionnel, on va se retrouver avec des sections de plus en plus nombreuses, du fait, notamment, du bac pro en trois ans. On attaque l'ascenseur social qui était offert aux élèves des classes populaires!» Inquiétudes également au sujet des options. «Si on ne prend pas garde, on risque de voir disparaître des options comme la musique, le breton, les arts plastiques ou encore les LV3», signale Jean-Pierre Lecoq. Derrière lui, accroché sur une grille, on aperçoit un carton sur lequel figure une caricature de Sarkozy, cigare à la main, annonçant «Les stocks d'options, on n'en veut plus.»

  • Hir

  • Arnaud Le
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