18 novembre 2008
Au lendemain du congrès de Reims et de l'annonce des candidatures au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, les positions des élus morbihannais s'affirment.
Jean-Pierre Le Roch, maire de Pontivy, soutenait avant le congrès Ségolène Royal, et Françoise Olivier-Coupeau, députée de Lorient, souhaitait un rapprochement de Martine Aubry et Bertrand Delanoë. C'est fait.
Pour le reste, les militants socialistes morbihannais avaient, lors de leur congrès départemental, le samedi 8 novembre, appelé à un rapprochement des motions Delanoë et Royal. Ils étaient suivis dans cet appel par plusieurs de leurs responsables, dont le président de la Région, Jean-Yves Le Drian, la sénatrice Odette Herviaux et leur premier secrétaire fédéral, Gwendal Rouillard.
Il a été le seul, hier, à confirmer officiellement son choix. « Pour moi, la clarté s'appelle Ségolène Royal. Je suis profondément en désaccord avec le choix et la méthode de Bertrand Delanoë (NDLR : dont il a soutenu la motion). Nous avions décidé collectivement à Reims que nous n'aurions pas de candidat et ne donnerions pas de consigne de vote ». Pour le premier secrétaire fédéral, qui suit donc l'appel de ses militants, « Ségolène Royal est clairement pour un parti réformiste européen et elle s'est aussi engagée pour l'arrivée des nouvelles générations au sein du parti ».
« Le combat des chefs
ça suffit »
Odette Herviaux, elle, se dit « très en colère », après la prise de position de Bertrand Delanoë mais aussi « par l'image donnée du parti pendant le congrès. Le combat des chefs, ça suffit ». Elle souhaite donc reprendre sa « liberté totale ». « Je ne donnerai pas de consigne de vote, même si je sais, à titre personnel, pour qui je vais voter. Lors du congrès départemental, les militants nous ont fait passer un message ».
Même choix pour Norbert Métairie, maire de Lorient, qui constate « l'échec du congrès de Reims » et ne se « reconnaît pas dans la position de Bertrand Delanoë, ni dans les tractations en cours et les logiques d'appareil ». Pour lui, « c'est à la démocratie militante de se prononcer ». Il ne donnera donc pas de consigne de vote. Quant à Jean-Yves Le Drian, il s'exprimera aujourd'hui ou demain.
