9 janvier 2009
Relance de l'activité économique, soutien aux entreprises en difficulté, solidarité avec les personnes démunies : à l'aube d'une année prévue comme difficile, le préfet de région a détaillé, hier, les priorités 2009 de l'État en Bretagne.
Pour affronter la crise, l'État a choisi d'accélérer l'investissement public en lançant dès maintenant des commandes qui n'avaient pas été programmées aussi tôt. « En réponse aux dépenses d'investissement que l'État est prêt à assurer, nous avons fait remonter des opérations régionales », explique Jean Daubigny. Lesquelles ? La liste de ces projets accélérés n'est pas encore arrêtée, mais elle devrait être connue dès le début de l'année.
Outre le secteur du bâtiment-travaux-publics, la filière automobile (25.000 salariés en Bretagne) est, elle aussi, fragilisée. « Elle fait l'objet de toutes nos attentions », commente le préfet Daubigny, en évoquant la plate-forme de reclassement créée voici six mois, et la future charte régionale d'accompagnement des entreprises et des salariés, qui prendra également en compte la revitalisation des territoires.
Entreprises : « Les banques jouent le jeu »
Deux dispositifs ont récemment été mis en oeuvre pour venir en aide aux entreprises en difficulté. Le service de médiation du crédit, piloté par la Banque de France, a reçu 177 demandes de sociétés bretonnes en panne de trésorerie et lâchées par leur banque.
« À ce jour, cinquante-trois dossiers ont été traités, et quarante-deux d'entre eux ont trouvé une issue positive », note Alain Pineau (directeur régional de la Banque de France) en remarquant, au passage, que « les banques bretonnes jouent plutôt bien le jeu des entreprises ».
Logement social :
la Bretagne singulière
Les difficultés peuvent, aussi, trouver leur origine dans le marché et non dans le crédit. « Là aussi des mesures sont prises. Aux entrepreneurs de ne pas attendre pour faire appel aux services », lance le préfet.
En matière de solidarité, la mesure-phare du Dalo (Droit au logement opposable) est désormais opérationnelle. Mais, en Bretagne, les services de l'État n'ont reçu que 150 demandes en 2008, un chiffre étonnamment bas si on le compare aux autres régions. « C'est dix fois moins que le département de Loire-Atlantique », remarque Jean Daubigny.
Une explication à cette singularité : les efforts constants de construction de logements sociaux, menés depuis de longues années par les collectivités locales bretonnes.
